Il subtilise une veste et une paire de lunettes dans un magasin de souvenirs à Monaco : prison avec sursis pour le voleur

Un homme de 50 ans a comparu récemment devant le tribunal correctionnel de Monaco après avoir volé une veste et une paire de lunettes dans un magasin de souvenirs. L'homme, qui a nié farouchement les faits qui lui sont reprochés, a été condamné à de la prison avec sursis.

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JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 10/02/2022 à 08:02, mis à jour le 10/02/2022 à 14:30
Le prévenu nie les faits qui lui sont reprochés. Photo archives Monaco-Matin

Un homme de 50 ans a comparu récemment devant le tribunal correctionnel pour les vols d’une veste et d’une paire de lunettes dans une boutique de souvenirs sur les Terrasses de Fontvieille. Butin: 150 euros + 26,50 euros.

C’était le 8 septembre dernier, en fin de matinée. Ce client était repéré par la vendeuse, intriguée par son comportement particulier. Après avoir déambulé pendant plusieurs minutes dans les rayonnages du commerce, le quinquagénaire achetait une barre chocolatée et repartait tranquillement. L’employée, certainement échaudée par d’autres manœuvres du genre, alertait aussitôt les services de police.

Une fois interpellé par les fonctionnaires de la Sûreté publique, l’individu détenait dissimulés les produits dérobés encore étiquetés et un cintre vide.

A l’audience, c’est un personnage désabusé qui murmure à l’oreille de l’interprète un leitmotiv sur son innocence, ne sachant pas trop quoi répondre pour contrer les interrogations du président Florestan Bellinzona.

"J’ai trouvé ses affaires sur un banc"

"Reconnaissez-vous les faits?", lui demande le magistrat sèchement. Le présumé voleur est formel: "Je n’ai rien dérobé. J’ai trouvé ces affaires sur un banc dans les jardins."

 

Le président se laisse aller à un accès de colère face à cette attitude de déni. "Il y a des caméras partout sur ce périmètre et à aucun moment on ne vous voit vous arrêter sur un lieu précis. Dans le magasin, vous restez cinq bonnes minutes et non pas plus d’une ou des minutes comme vous le prétendez pour acheter une confiserie.

- Je n’ai rien volé, rabâche ce peintre en bâtiment, hébergé actuellement au C.A.S. d’Antibes.

- Sur les images de la vidéosurveillance, vous ne vous approchez même pas d’un banc!

- Je n’ai rien volé..."

L'identité du prévenu n'est pas vérifiable

Le magistrat a très bien compris qu’il n’obtiendra aucun aveu de la part du prévenu. Alors, il s’adresse à la partie civile pour s’informer sur ses intentions.

 

"La subtilisation frauduleuse d’objet est récurrente dans ce magasin, apprend-on de la bouche du responsable. D’ailleurs, notre vendeuse a reçu une formation pour repérer les comportements suspicieux. En dédommagement, nous sollicitons uniquement la restitution des objets."

Suivra dès lors un renvoi sur intérêts civils prévu le 25 février prochain.

Si au niveau de la personnalité le quinquagénaire n’a pas de casier judiciaire, le magistrat note que son identité n’est pas vérifiable. "Cet individu a présenté une photocopie de carte d’identité roumaine."

Il ne faut pas charrier pour le premier substitut Valérie Sagné. "Le butin provient bien du magasin et pourtant Monsieur nie. Nulle part sur la vidéo, il est en situation de récupérer des affaires sur un banc. Toutes ses allégations sont fausses. Il faut mettre une peine au-dessus de sa tête afin qu’il évite de revenir en Principauté: un mois d’emprisonnement assorti du sursis."

Le tribunal limitera le quantum à quinze jours.

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