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Il subtilise un sac à main Chanel et usurpe l'identité du mari de la victime pour échapper au personnel d'un palace de Monaco

Mis à jour le 19/12/2018 à 10:07 Publié le 19/12/2018 à 09:20
Vue aérienne sur Monaco

Vue aérienne sur Monaco Photo archives Eric Dulière

Il subtilise un sac à main Chanel et usurpe l'identité du mari de la victime pour échapper au personnel d'un palace de Monaco

Un ressortissant marocain, ivre au moment des faits, dérobe un sac à main de grande valeur laissé dans un palace de la Principauté et se fait passer pour le mari de la victime. Le prévenu a été condamné à de la prison avec sursis.

Était-il venu en Principauté pour voler des sacs à main dans les palaces chics de la Principauté? Quand on est sans emploi, établi en Espagne avec un maigre salaire de 650 euros pour subsister, on évite au moins de s’alcooliser au Méridien Beach Plaza.

Le prix du verre n’y est pas à la portée de toutes les bourses… D’autant qu’il faut en aligner plusieurs pour parvenir à un taux de 0,73 mg/l. Alors? On ne saura jamais la vérité sur les véritables intentions d’un ressortissant marocain de 26 ans.

Entre 3.000 et 4.000 euros

Au cours de sa comparution, menotté, lundi, à l’audience de flagrance, il s’efforce de se remémorer la scène, mais son ivresse serait la cause de toute perte de souvenance.

Les faits? Samedi dernier, un peu avant 6 heures, au bar de l’hôtel, un couple britannique se détend. Madame se déplace en laissant son sac Chanel (entre 3.000 et 4.000 euros, jusqu’au double si on a les moyens) sur le siège.

Instinctivement, elle se retourne et voit une personne partir avec cet accessoire très prisé de la toilette féminine. Elle alerte son époux qui rattrape le voleur et réussi à récupérer le précieux réticule.

L’aigrefin, très imaginatif, crée un quiproquo avec le personnel du palace en inversant les rôles: l’usurpateur se pose en victime… Et il file à l’anglaise sans encombre.

"Vous prenez l’ascenseur des Carmes, précise le président Florestan Bellinzona, et les policiers, alertés, vous arrêtent sur l’avenue de l’Annonciade. Expliquez votre comportement et que veniez-vous faire à Monaco et au Méridien?"

Dans le box, le prévenu prend un air coquebin: "Je ne me souviens de rien. Je ne sais pas! Je n’ai pas l’habitude de boire. Je suis désolé. J’étais dans la région avec des amis et on avait décidé de passer la soirée à Monaco. Au Méridien, j’étais venu pour boire… C’est la première fois que cela m’arrive…"  Le magistrat, certes dubitatif, reconnaît que ses casiers sont vierges.

Du côté du parquet on aurait aimé savoir… "On peut fréquenter un établissement de nuit, estime le premier substitut Cyrielle Colle, tout en laissant son sac sur un banc. Or cet individu, non content d’avoir dérobé l’objet, a une altercation avec l’époux et il l’accuse de vol. On a également vérifié s’il avait laissé sa veste au Before, comme le prétend le détenu? Rien! Il ment. Même si l’on ne boit jamais, on se souvient. Mais à cette audience il n’a pas envie de parler de son vol d’opportunité dont le but était de revendre l’intégralité du contenu. Sans d’antécédent judiciaire, c’est tout de même un délinquant qui apporte en Principauté de l’insécurité. Pour ce trouble: dix jours ferme. Et on se reverra pour l’usurpation d’identité…"

La défense va s’employer à effacer l’image du contrevenant. "Mon client était alcoolisé, déclare Me Clyde Billaud. Il a reconnu les faits, assume sa responsabilité et présente ses excuses. Il y a eu empoignade, parce que le mari l’a carrément agressé. Il va suivre une formation d’électromécanicien pour retrouver un emploi stable. Avec deux jours de détention, le message est passé…" 

Le tribunal réduira les réquisitions du ministère public à huit jours ferme.


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