“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Il stoppe son véhicule en plein milieu de la voie sur le port Hercule, un juriste français ivre condamné à 800 euros d'amende

Mis à jour le 08/08/2017 à 10:54 Publié le 08/08/2017 à 05:27
Le juriste affichait 0,68 mg/L à l'éthylotest.	(Illustration M.M.)

Il stoppe son véhicule en plein milieu de la voie sur le port Hercule, un juriste français ivre condamné à 800 euros d'amende

En proie à un taux d'alcoolémie au-dessus de la norme tolérée, un juriste français de trente-deux ans, stoppe son véhicule en plein milieu de la route du port Hercule, avant de redémarrer. Le tribunal fera preuve de clémence en le condamnant à 800 € d'amende au lieu de 1.000 à 1.500 requis.

Plus rien n'étonne personne de nos jours ! Pourtant, le comportement étrange d'un juriste de trente-deux ans a de quoi surprendre.

Ce célibataire français conduisait son véhicule, le 3 mai dernier, vers 1 heure, en passant sur le port Hercule afin de rejoindre son domicile niçois. Jusqu'au moment où il s'arrête quelques secondes au beau milieu de la route, avant de redémarrer… Très vite, les policiers observent sur leurs écrans cette situation dangereuse. Aussitôt une patrouille se rend sur les lieux et les agents arrivent à l'interpeller. Ils s'aperçoivent que le pilote présente tous les signes de l'ivresse. L'éthylotest dévoilera un taux d'alcoolémie de 0,68 mg par litre d'air expiré. La seule voie possible : la Sûreté publique !

800 euros d'amende

Par chance, l'automobiliste aura évité le pire cette nuit-là. Mais les éventuelles conséquences de sa décision n'en demeurent pas moins graves. Ce sont les raisons pour lesquelles l'affaire a été évoquée devant le tribunal correctionnel, avec une condamnation à 800 euros d'amende. Le président Florestan Bellinzona, visiblement surpris après le rappel des faits, interroge le prévenu, présent la barre.

"Pourquoi un tel arrêt ?" L'intéressé ne semble pas le savoir lui-même !" Je ne me suis pas assoupi. Mais je suis incapable d'expliquer ce qui m'a poussé à m'arrêter…"

Le magistrat, encore plus ébahi, estime logique d'avoir un réflexe normal dans pareil cas: "Se mettre au moins sur le bas-côté!" On n'en saura pas plus malgré l'insistance du président pour parvenir à un début de compréhension.

"Réfléchir sur la gravité des faits"

En guise d'éclairage, le procureur Alexia Brianti tente d'aborder quelques spécificités dans ses réquisitions.

"Cet homme n'avait pas mangé ! À l'annonce du taux, il n'y a aucun doute à avoir sur son incapacité de prendre le volant. Or si le prévenu se sentait toutefois apte à conduire, c'est obligatoirement faux après deux verres d'alcool. Cette audience doit lui permettre de réfléchir sur la gravité des faits. Vous prendrez en compte l'absence d'antécédents, tout en prononçant une peine de 1.000 euros à 1.500 euros d'amende."

Pour défendre son client, Me Pierre-Anne Noghès-du Monceau mettra une nouvelle fois en exergue les divers éléments relatés sans apporter d'explications supplémentaires.

Et de conclure sa plaidoirie par des phrases propices à la mansuétude: "C'est un jeune homme qui regrette véritablement son attitude. Soyez particulièrement indulgent."

Le tribunal se montrera relativement clément en allant en deçà des réquisitions du ministère public.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct