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Il se fait virer du bar et revient à la fermeture en découdre avec l'employé

Mis à jour le 23/07/2020 à 10:39 Publié le 23/07/2020 à 10:32
Illustration.

Illustration. Photo AFP

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Il se fait virer du bar et revient à la fermeture en découdre avec l'employé

L’audience était bien partie pour décerner la prime à la brutalité à un barman, employé du "Jack" à l’époque des faits.

Mais l’instruction du dossier, alléguée par le président Florestan Bellinzona (*) et "marginée par la défense", a suffi à démontrer une vérité évidente sur le déroulement de la rixe entre ce Roquebrunois et un client éméché.

Le 27 juillet 2019, un consommateur passait la soirée dans l’établissement du port Hercule. Comme il posait des problèmes, les services de sécurité l’évinçaient manu militari.

À la fermeture du débit de boissons, vers 3 heures, ce même homme revenait sur la route de la Piscine, afin de se confronter au salarié. L’altercation, d’abord verbale, s’envenimait rapidement.

Des insultes, on passait aux menaces et aux réponses musclées.

ITT de dix jours et une entorse cervicale

Malmené, le plaignant dénonçait les brutalités infligées à la Sûreté publique avec une ITT de dix jours et une entorse cervicale.

Devant les juges, le prévenu ne se souvient pas très bien des circonstances fâcheuses ayant entraîné les tensions.

Toutefois, il assure n’avoir "porté aucun coup. J’ai juste saisi l’individu par le cou. Je l’ai poussé en mettant mes mains sur son thorax car je craignais pour ma sécurité. Comme il titubait, il a tapé contre une voiture. Ce Monsieur avait passé une mauvaise soirée et il cherchait un coupable pour se venger..."

Évidemment, la victime, absente mais représentée par son conseil, Me Joëlle Pastor-Bensa, donne une version contraire.

"Soi-disant, l’agresseur n’aurait jamais touché mon client, avance l’avocate. La poussée était assez forte pour cogner contre un véhicule. Les témoins du différend sont presque tous des collègues de travail. Avec un certificat médical du service des urgences du CHPG pour une inversion du rachis, nous plaidons la légitime défense. Pas de proportionnalité! 10.000 euros pour tous préjudices confondus et 458 euros de perte de salaire".

La procureure Alexia Brianti semble également convaincue de la responsabilité du prévenu.

"Il reconnaît les faits a minima. Pourtant, ils sont confirmés par le plaignant et deux autres témoins. Quant à l’éventuel coup de pied d’une tierce personne pour expliquer les blessures, la vidéosurveillance ne montre rien. C’est une réponse disproportionnée et un comportement désagréable. Vous condamnerez ce jeune homme de 30 ans à une peine d’amende de 1.000 euros".

Après en avoir délibéré sur-le-champ afin de respecter les mesures pour limiter la propagation du coronavirus, le tribunal a considéré le prévenu, actuellement au chômage à cause du Covid-19, en état de légitime défense et il l’a relaxé.


*Assesseurs: Mmes Carole Delorme-Le Floc’h et Léa Parienti-Galfre.


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