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Il se fait refiler un scooter volé, huit jours assortis du sursis

Mis à jour le 31/10/2019 à 10:35 Publié le 31/10/2019 à 13:30
Illustration d'un scooter

Illustration d'un scooter Photo Franck Fernandes

Il se fait refiler un scooter volé, huit jours assortis du sursis

Acheter frauduleusement un scooter en connaissance de cause rend l’acquéreur passible de sanctions. C’est la leçon tirée par un résident de Saint-André-de-la-Roche, commune de la périphérie niçoise, à l’issue de sa comparution devant le tribunal correctionnel.

Condamné à huit jours d’emprisonnement assortis du sursis pour des faits de vol, il devra verser la somme de 1.000 euros à la victime, au lieu des 2.500 réclamés par la partie civile.

La chronologie. Le 27 septembre 2018, à la fin de son service, vers 1 heure, un employé du Métropole constate la disparition de son Tmax, stationné avenue de Grande-Bretagne. Le plaignant alerte la Sûreté publique.

Une investigation minutieuse, méthodique est lancée. Les images de vidéosurveillance permettent aux policiers de repérer dans la foulée le motocycle dérobé la veille. Il est conduit par un individu au sortir de la Principauté.

"Je te le laisse pour 1.000 euros"

Le pilote est identifié et géolocalisé. Son téléphone borne une première fois à 16 heures à la frontière franco-monégasque. Puis à 17 heures à l’Ariane.

"À cette époque, vous travailliez également dans ce même établissement hôtelier, relève le président Jérôme Fougeras Lavergnolle en s’adressant au prévenu. Vous auriez reconnu partiellement les faits. Soyez plus précis."

À la barre, l’histoire racontée par cet intérimaire de 23 ans apparaît saugrenue.

"Je suis venu à Monaco avec un scooter prêté par un ami pour prendre mon travail. Je l’ai rangé dans les environs du palace. Entre-temps, un copain m’a téléphoné pour me proposer un engin à vendre: Il est à Monaco à tel endroit et je te le laisse pour 1.000 €. Je l’ai pris et ramené chez moi aussitôt. J’ai donné l’argent. Puis je suis revenu travailler en train..."

"C’est la raison pour laquelle vous êtes arrivé avec une heure de retard au travail, à 18 heures. Quel est le nom de cet ami et avez-vous les papiers du deux-roues?"

"Il s’appelle Momo... [N.D.L.R. : prénom récurrent souvent cité aux audiences] C’est tout ce que je sais sur son identité. Quant aux documents du Tmax, ce copain m’avait assuré que l’on régulariserait tout à mon retour. Je suis allé le voir: il n’y avait personne et le scooter avait disparu. Depuis, je ne peux plus le contacter..."

"Pour quelle raison avez-vous supprimé les coordonnées de ce vendeur, employé dans la restauration à Monaco, sur votre portable? Comment expliquez-vous cette coïncidence de vendre un deux-roues situé à côté de votre lieu de travail?" Silence... qui confirme les bobards racontés à l’audience.

"On n’achète pas un tel véhicule au bas d’un immeuble de l’Ariane sans document, proteste le premier substitut Cyrielle Colle. Monsieur ne pouvait ignorer son origine frauduleuse. S’il récupère le scooter à l’heure où il doit travailler, c’est pour éviter que le véritable propriétaire le récupère à la fin de son service. Quelle bonne affaire en payant 1.000 € une chose qui en vaut 3.500. Pour une première infraction, huit jours avec sursis est un signal suffisant."

Pour la défense, son client n’est pas de mauvaise foi. "On lui a proposé un scooter avec les clefs, avance Me Samah Terzak, du Barreau de Nice. Certes, sans nouvelle de Momo, il a pensé à un problème possible. Aucun élément n’est caractérisé pour le poursuivre pour vol. Relaxez-le! Ou limitez la peine à une amende afin de ne pas avoir de mention sur son casier judiciaire."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public, plus le versement de 1.000 € au demandeur.


*Assesseurs : Florestan Bellinzona et Morgan Raymond.


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