Il roule avec 2 grammes d'alcool au guidon de son scooter à Monaco: un Mentonnais condamné

Le 12 mai dernier, un Mentonnais est interpellé au volant de son scooter sur la place de la Visitation. Il a échappé à la prison avec une amende de 2.500 euros.

Article réservé aux abonnés
Jean-Marie Fiorucci Publié le 02/11/2022 à 15:00, mis à jour le 02/11/2022 à 10:51
"J’ai passé la soirée à enchaîner des verres de champagne, limoncello, vodka. Ce qui ne signifie pas que j’ai l’habitude boire…", expliquera le prévenu à la barre. Des propos qui n'ont pas convaincu le magistrat.. Photo archives Nice-Matin

Un Mentonnais s’approche de la barre. Il doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Monaco, après un report de l’affaire au mois de juin, pour avoir piloté son scooter dans un état d’ivresse excessif, le 12 mai dernier.

Ce jour-là, vers 4 heures du matin, un policier le repère au niveau de la place d’Armes, car cet homme conduit d’une façon hasardeuse son deux-roues. Comme il roule en direction du Rocher, le poste de Monaco-Ville est aussitôt informé.

Dès son arrivée sur la place de la Visitation, le contrevenant est interpellé. Sans aucun doute, il a bu. Beaucoup! Il le reconnaîtra d’ailleurs à l’audience au cours de l’instruction du dossier par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle.

"De l’inconscience"

"J’ai passé la soirée, confirme cet agent d’entretien, à enchaîner des verres de champagne, limoncello, vodka. Ce qui ne signifie pas que j’ai l’habitude boire…" Pour le magistrat l’équation ne concorde pas. "Vous aviez 2 grammes d’alcool dans le sang. Comment pouviez-vous tenir sur votre scooter si vous n’avez pas un penchant pour la boisson? Vous étiez un véritable danger! Avec ce taux, les réflexes sont mauvais. C’est de l’inconscience d’entreprendre un trajet routier. Toutefois, je note que vous n’avez jamais été condamné. Ni en France, ni à Monaco."

"Il sentira le vent du boulet"

Certes, les faits sont confessés pour le parquet. "Mais de tels débordements, constate le premier substitut Valérie Sagné, associés à un équilibre précaire, n’autorisent pas à enfourcher un deux-roues. C’est très dangereux pour le prévenu comme pour d’éventuels piétons qui traverseraient la voie. Monsieur n’a aucun antécédent. Pour assurer son emploi, un moyen de locomotion est nécessaire. Je ne demanderai pas d’interdiction de conduire. Une forte amende à hauteur de 750 euros est préférable. Il sentira le vent du boulet beaucoup plus qu’avec un mois de prison au-dessus de sa tête pendant cinq ans!"

Pour son client, Me Thomas Brezzo déploie des propos ingénieux afin de lui éviter la case prison. Non seulement il produit des témoignages de bonne conduite… professionnelle, mais il évoque l’erreur pernicieuse de consommer de l’alcool. "Cette première condamnation écarte l’égarement d’une hypothétique réitération de l’infraction. C’est un primo-délinquant qui n’a pas su minimiser sa consommation de boissons. Aujourd’hui, il a pris conscience de ne plus recommencer afin de se soustraire à un éventuel drame…"

Pour que la plaidoirie de l’avocat trouve un écho positif auprès du prévenu, le tribunal a opté pour une amende de 2.500 euros.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.