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Il risque un an de prison pour avoir réglé près de 640.000 € avec un chèque en bois

Mis à jour le 27/03/2017 à 17:49 Publié le 27/03/2017 à 17:45

Il risque un an de prison pour avoir réglé près de 640.000 € avec un chèque en bois

La combine n'est pourtant pas nouvelle… Mais un commerçant transalpin, appâté par les boniments d'un escroc italien, aurait cédé 636.400 euros de montres et bijoux contre un chèque… sans provision!

Pourtant, le gérant de la SARL installée dans le Carré d'Or de la Principauté et spécialisée dans la joaillerie, aurait pris toutes les garanties possibles, afin de ne pas tomber dans un piège… Comme le prévenu ne s'est pas présenté à l'audience, le ministère public a requis un an de prison ferme avec mandat d'arrêt.

L'affaire démarre à la suite d'un dépôt de plainte du dirigeant de la société en avril 2015. Dans sa déposition aux inspecteurs, il mentionne une approche, à partir du mois de janvier, par un négociant spécialisé dans la bijouterie de luxe. Sa mission : rechercher pour de riches clients des pays du Golfe des placements en diamants et horlogerie haut de gamme.

Entre autres références pour certifier le paiement, l'aigrefin aurait présenté de mirifiques extraits de relevés de compte de sa situation bancaire à la SMC.

Soldes et promesses sont mirobolants… Des pourparlers, à la limite de la complaisance et de la flatterie vont finalement séduire le responsable de la SARL.

La confiance instaurée, il multiplie les achats de montres Rolex et de pierres précieuses. La transaction est effectuée le 5 mars 2015.

Le lendemain, le gérant court déposer le précieux chèque à la banque. Le caissier l'informe : aucune somme n'a jamais alimenté ce compte depuis son ouverture. La victime comprend à ses dépens qu'il s'est fait spolier !

"De son côté, rappelle le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, le prévenu porte plainte à Sanremo. Le jour où il remet les précieux bijoux à un certain Hamed, il s'est fait agresser et on lui aurait tout volé… D'après la procédure italienne, l'escroc n'aurait jamais eu de contact téléphonique avec le fameux intermédiaire et il n'aurait jamais dit la vérité à ce sujet. Cet homme a déjà été condamné dans la Péninsule en 2006 et 2007 pour son implication dans des détournements de montres et bijoux. Puis à Monaco en 2016."

En rassemblant les pièces du puzzle, le procureur Alexia Brianti fait ressortir un stratagème bien réfléchi, étalé sur plusieurs années et conforte les soupçons du président.

"Quand ce drôle de personnage dépose plainte, les carabiniers italiens estiment que ses déclarations ne sont pas crédibles. Il aurait rencontré Hamed à Milan pour lui remettre les bijoux. La géolocalisation de son téléphone démontre que tout est mensonger. Une partie des diamants aurait été retrouvée en Inde. Comment ? Cet arnaqueur s'est emparé de 400.000 euros de montres et bijoux à Vérone par le même procédé. Aujourd'hui il a disparu et il n'est pas là pour s'expliquer…"

À l'heure du délibéré, le tribunal a préféré reporter sa décision lors d'une prochaine audience. D'une part, il a invité le parquet à se rapprocher des autorités italiennes pour connaître l'issue des procédures menées contre le prévenu. D'autre part, convoquer à nouveau le plaignant, son absence ayant pu être causée par la liquidation de sa société et son changement d'adresse.


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