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Il reçoit un verre d'eau au visage et réplique par un coup-de-poing à la sortie d'une boîte de nuit à Monaco

Mis à jour le 26/10/2018 à 09:02 Publié le 26/10/2018 à 13:45
La situation a dégénéré devant un établissement du port Hercule.

La situation a dégénéré devant un établissement du port Hercule. Photo C.D.

Il reçoit un verre d'eau au visage et réplique par un coup-de-poing à la sortie d'une boîte de nuit à Monaco

Une querelle a éclaté pour des raisons obscures aux abords d'un établissement de nuit à Monacos. Un homme a jeté son verre d'eau au visage d'un autre qui a répliqué par un coup-de-poing. Les deux protagonistes ont été condamnés

Une énième altercation aux abords d'un établissement de nuit du port Hercule a fini devant le tribunal correctionnel, avec la comparution de deux jeunes gens. Ils ont porté leur différend devant la justice pour une soirée arrosée terminée à coup de jet de verre d'eau au visage et châtaigne en pleine figure.

Leur façon de se quereller est étrange et conduit cependant à une autre analyse. On aurait plutôt tendance à la rapprocher d'un délit de faciès déguisé entre un vendeur franco-suédois et un étudiant indien, résidant tous deux en Principauté…

Reprenons les faits. Le 26 janvier dernier, après minuit, la tension monte entre les deux rivaux. Insultes et autres noms d'oiseaux fusent. La dispute débouche sur une courte échauffourée. Les raisons? Elles sont floues et les motifs sibyllins…

Quand l'Asiatique quitte l'établissement, un geste du Scandinave fait chuter ses lunettes. La réaction ne se fait pas attendre: le contenu d'un verre d'eau atteint l'adversaire au visage. La riposte s'enchaîne: un coup-de-poing percute la tête de l'Indien.

"On ne se situe pas vraiment sur le ton de la blague"

À la barre, le président Florestan Bellinzona somme les deux prévenus de s'expliquer. Le vendeur s'étonne de la réaction de son opposant: "C'était sur le ton de la rigolade. Ce Monsieur n'a pas compris l'ironie de mon comportement."

Étonnement de l'étudiant: "Même son copain, avec qui j'avais engagé une conversation, n'a pas compris son attitude."

Le magistrat, très surpris par la situation: "Sur le ton de la rigolade avez-vous habituellement une conduite et des propos violents avec des gens que vous ne connaissez pas? Vous avez deux mentions sur votre casier pour état alcoolique…"

Pour ce dernier, "tout est parti d'une incompréhension. Et ce n'est pas agréable de recevoir un verre d'eau en pleine figure…"

L'indien enchaîne ex abrupto avec un regard médusé: "Je ne connaissais pas ce Monsieur et je n'ai eu aucun comportement bizarre. J'ai dû, dans un premier temps me faire soigner. Puis, j'ai porté plainte à la Sûreté publique." En arriverait-on à une forme émergente d'enjeux de pouvoir ?

"On ne se situe pas vraiment sur le ton de la blague, pour le premier substitut Olivier Zamphiroff. L'ambiance était-elle taquine avec les mots lâchés? Quelle réaction de violence de part et d'autre… Bientôt, avec des algorithmes on ne pourra plus discuter… Aujourd'hui, on cherche à faire réparer ses préjudices par les voies du Droit. Pour l'étudiant vous prononcerez une peine d'amende. Pour le vendeur, une peine d'emprisonnement d'un mois assortie du sursis."

Le tribunal préférera condamner respectivement les ferrailleurs à des amendes de 1.000 euros et 50 euros avec sursis.


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