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Il ponctionne 43.200 euros dans la caisse de son employeur à Monaco

Mis à jour le 20/07/2020 à 15:47 Publié le 20/07/2020 à 16:00
Un Roquebrunois a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Un Roquebrunois a été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis. Photo C.D.

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Il ponctionne 43.200 euros dans la caisse de son employeur à Monaco

Un salarié d'une petite enseigne dérobait de l'argent dans la caisse. Démasqué par son employeur, il a été condamné par la justice monégasque.

Dans l’enseigne Lina’s Sandwich, au sein de la galerie commerciale du Métropole, la confiance règne entre le personnel et l’employeur. C’est une entreprise où l’on privilégie l’entente familiale.

Mais cette "parenté" a aussi ses lacunes et faiblesses. Une carence révélée par la comparution devant le tribunal correctionnel d’un salarié au-dessus de tout soupçon jusqu’alors...

Cet homme de trente-neuf ans, embauché depuis 2004 dans la petite société commerciale, a fauté gravement.

Entre 2015 et 2018 il a soutiré quelque 43.200 euros dans le tiroir-caisse.

Sans grande difficulté: il annulait les ventes sans enclencher le mécanisme de fermeture afin de conserver l’argent remis par les clients, à l’insu du gérant.

Il s’adonnait régulièrement à cette pratique de crédit sans remboursement. Jusqu’au jour où son patron, inquiété par des recettes en constantes diminutions, optait pour un système de vidéosurveillance.

A l’audience, le président Florestan Bellinzona reprend en détail les manœuvres frauduleuses et il interroge le prévenu sur la raison de ses intentions.

"C’est devenu une habitude"

"Quand le plaignant a pris conscience des dysfonctionnements répétés, il a mis en place une stratégie pour coincer le coupable. Il a installé des caméras au-dessus de la caisse. Il a pu ainsi constater les retraits successifs dans la tirelire des pourboires et par la suite toutes les opérations annulées qui allait dans votre poche. Vous pratiquiez ces ponctions sur les recettes à quelles fréquences? Quelle somme empochiez-vous chaque semaine? Pourquoi?"

Le coupable mortifié de s’être fait pincer, avoue avoir volé "200 à 400 euros deux à trois fois par semaine. Les raisons de ce comportement? J’avais de gros soucis personnels au début. Puis, c’était devenu une habitude. J’obéissais également aux sollicitations des propriétaires pour faire du black. Au passage j’en gardais une partie..."

Ces derniers propos ne sont pas innocents quand on sait que les montants des loyers des boutiques du Métropole sont majoritairement coordonnés aux résultats du chiffre d’affaires. La partie civile est outrée par cette confession devant les juges.

D’emblée, Me Hervé Campana dément "l’existence d’une caisse occulte. C’est faux. Pourquoi avancer un tel argument? Pour se disculper? Mon client veut juste exprimer une blessure. Cet individu a travaillé seize ans dans sa petite entreprise. Il lui a fait confiance, jusqu’à lui laisser les clés de la boutique. Au décès de son fils, cet homme a décidé de le trahir. Aujourd’hui il a été licencié. Nous réclamons un préjudice total de 88.000 euros."

Démasqué aussi par les autres employés

Dans ces faits d’abus de confiance reconnus, la procureure Alexia Brianti refait les comptes en incluant les éventualités, les alternatives et les occasions.

"Si on ne constate pas une transformation du train de vie, le prévenu a profité de la confiance et poursuivi ses agissements. Même les autres employés se sont rendu compte de son manège financier." Huit mois avec sursis et la liberté d’épreuve pour rembourser sont requis.

Après en avoir délibéré sur-le-champ pour satisfaire aux mesures imposées afin de limiter la propagation du coronavirus, le tribunal a condamné le Roquebrunois à six mois d’emprisonnement avec sursis et l’obligation de rembourser la somme de 43.000 euros.

La défense rappelle à nouveau la pratique des locataires commerciaux "tentés de faire baisser le chiffre d’affaires pour réduire le montant des loyers", d’après Me Franck Michel. La vidéo ne montre pas où va l’argent. Dans sa poche? Cela signifie qu’il a travaillé dans un contexte de fraude et il a fait pour lui ce qui était demandé par les autres. Enfin, huit mois pour un primo-délinquant? Constatez-le: mon client vit dans des conditions précaires. Il est même surpris du montant reproché! Il regrette ce débordement à chaque fois que sa collègue de travail était absente. Comment rembourser avec trois enfants à charge? Il devra arrêter de manger! Car aujourd’hui il est au chômage pendant sa reconversion professionnelle pour être cuisinier…"


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