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Il percute une fillette sur un passage protégé

Mis à jour le 22/05/2018 à 20:02 Publié le 22/05/2018 à 20:02
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

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Il percute une fillette sur un passage protégé

On a frôlé le drame le 16 janvier dernier! Une fillette de deux ans, accompagnée de sa mère, a traversé le boulevard Princesse-Grace, au niveau du passage protégé de "L’Estoril" afin de piloter sa trottinette sur la promenade du Larvotto.

Au même instant, un conducteur franchit l’intersection où la priorité doit respecter l’usager le plus vulnérable. Dès l’instant où un piéton manifeste le désir de s’engager sur la chaussée, le véhicule doit s’arrêter. Mais la petite taille de l’enfant n’aurait pas permis au sexagénaire au volant de l’apercevoir et de réagir en conséquence.
Ce gérant de société, résidant à La Turbie, heurte alors la gamine… Légèrement blessée, elle était transportée par les services de secours au CHPG.

"Une vitesse inférieure à 30 km/h"

Ce fait divers récent était évoqué hier matin devant le tribunal correctionnel où le prévenu devait comparaître pour blessures involontaires. Absent à l’audience (mais représenté par son conseil) et sans partie civile, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle a abordé les faits en lisant les dépositions et témoignages des personnes concernées. "La mère a affirmé tenir son enfant par la main quand une auto arrivait vers eux sans s’arrêter. Il a percuté ma fille avec l’aile gauche de son véhicule, puis elle s’est cognée contre le rétroviseur…"

Dans la version du conducteur, on note quelques différences. "Il allait à une vitesse inférieure à 30 km/h, relate le magistrat. Sur le terre-plein central, trois personnes attendaient. Une petite fille s’est précipitée spontanément quand j’arrivais et je l’ai heurtée. Je ne reconnais aucune faute."

Des témoins affirment que "l’automobiliste allait doucement, poursuit le président, mais il ne s’est pas arrêté à notre vue. Quand il y a eu le choc, la fillette était déjà engagée sur le passage protégé. Ce Turbiasque n’a jamais été condamné."

Est-ce la faute à pas de chance? Pour le procureur Cyrielle Colle, il y a tout de même de la négligence.
"Le conducteur n’allait pas vite, mais il ne s’est pas arrêté pour laisser les personnes s’engager sur la chaussée. Il n’a pas pu voir la petite traverser en prétextant un "angle mort"! Le prévenu ne tient surtout pas compte de l’obligation de vérifier que l’on peut passer sans danger quand des piétons sont présents. La fillette était à gauche. Il a donc été surpris quand elle s’est avancée sur le passage protégé. Les conséquences sont graves car ce personnage n’avait pas la priorité. 400 à 500 euros d’amende!"

500 euros d’amende

La défense abordera la configuration de la responsabilité différemment. "Certes, les piétons sont prioritaires, avance Me Didier Escaut. Mais que faut-il penser quand on roule à faible allure et que ces gens n’ont fait aucun mouvement pour s’engager? Ils lui ont laissé le passage… Voilà ce qui a conduit mon client à l’erreur. Et la petite fille s’amusait tout de même avec une trottinette pour aller sur la promenade du Larvotto. Cette personne, à l’âge de 67 ans, n’a plus rien d’un gamin qui roule à une vitesse excessive…"

Après en avoir délibéré, le tribunal reconnaît le prévenu coupable de l’ensemble des faits reprochés et le condamne à une peine de 500 euros d’amende.

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