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Il percute un véhicule et repart en oubliant son épouse à terre

Mis à jour le 26/09/2017 à 11:58 Publié le 26/09/2017 à 11:29
Le tribunal de Monaco. Illustration

Le tribunal de Monaco. Illustration Photo Michaël Alesi

Il percute un véhicule et repart en oubliant son épouse à terre

La perte de mémoire! C’est le grave problème – sans doute passager – d’un caissier de la SBM. Au point d’oublier son épouse tombée terre après avoir percuté un véhicule en stationnement avec son scooter sur l’avenue des Papalins, à Fontvieille.

Une amnésie causée par la boisson consommée au cours de la soirée? Par une pathologie naissante? Devant le tribunal correctionnel le prévenu n’a aucun souvenir de l’accident. Toutefois, il réfute l’ivresse et jure n’avoir eu aucune peine à conduire ce soir du 6 décembre dernier.

Il met en avant les conséquences d’un "trou noir". Il est 20h47 quand le couple sort du restaurant Graziella où la consommation d’alcool s’est limitée à une bouteille de vin pour deux. Plus un autre verre, auparavant, au Gerhard’s Café. Les époux enfourchent donc leur moto.

Arrivé au niveau de l’hôtel Colombus, le conducteur heurte une voiture. Sous le choc, son épouse chute sur le macadam. Le pilote repart en laissant sa femme à terre. Ce sont les pompiers, alertés par les policiers, qui la conduiront au CHPG. Le lendemain, l’époux se présentera à la Sûreté publique pour raconter les faits…

"Tout est devenu noir"

Le président Florestan Bellinzona interroge l’intéressé sur ce déclin subit de ses facultés cérébrales. Il ne délaisse aucune zone d’ombre, même s’il existe dans les faits une variabilité.

"À la sortie du virage, tout est devenu noir, prétend le coupable. Ma tête a frappé contre le sol. J’étais désorienté. Je me suis retrouvé seul et je suis reparti. Vers 4 heures, ma femme est arrivée à la maison. On a discuté. Dans l’après-midi, j’ai consulté un médecin."

Le magistrat est étonné d’apprendre l’absorption de médicaments mélangés avec l’alcool.

"C’est dramatique dans votre état… Même si vous aviez mangé, le taux ne change pas. Ce sont les effets! Vous passez allègrement sur l’autre voie à la sortie du virage et vous franchissez une ligne continue. Madame était également alcoolisée avec un taux de 0,75 mg par litre d’air expiré."

15 jours de prison avec sursis

Au passage, le procureur Alexia Brianti note l’évolution des déclarations et poursuit: "La plaignante a vu le deux-roues percuter son véhicule. Quand le conducteur est reparti sans sa passagère, elle a voulu le rattraper mais il a fui… Monsieur a bien commis un accident. Il y a même des débris sur le sol avec des rayures sur la voiture. Il ne devait pas consommer d’alcool avec la prise d’antibiotiques! Quinze jours assortis du sursis, 900 euros d’amende pour le délit de fuite, 45 euros de contravention."

Des réquisitions disproportionnées pour la défense. "D’autant qu’il est difficile de connaître la quantité et le taux d’alcool de mon client, assure l’avocat Thomas Brezzo. Il n’a jamais fait l’objet d’une garde à vue. Ce dossier repose sur une éventuelle ivresse manifeste! Était-il au-dessus du taux légal? Et pourquoi pas y ajouter des stupéfiants? Personne n’a appelé cet homme afin de savoir s’il allait bien. D’autre part, la déposition du témoin n’est pas claire. À aucun moment cette femme déclare qu’elle est la propriétaire du véhicule. A-t-elle quelque chose à cacher? Peut-être a-t-elle ouvert la portière et fait chuter mon client? Le doute doit lui profiter. Prononcer la relaxe ne serait pas une erreur…"

Le tribunal préféra suivre en tous points les réquisitions du ministère public.

De son côté, l’avocat réfléchit à un éventuel appel.


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