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"Il ne sera pas renouvelé": la direction des services judiciaires de Monaco confirme le départ du juge Levrault

Mis à jour le 26/06/2019 à 16:20 Publié le 26/06/2019 à 16:20
Edouard Levrault, en août 2013, lors de son arrivée au palais de justice de Grasse avec sept autres magistrats.

Edouard Levrault, en août 2013, lors de son arrivée au palais de justice de Grasse avec sept autres magistrats. Photo Nice-Matin

"Il ne sera pas renouvelé": la direction des services judiciaires de Monaco confirme le départ du juge Levrault

L’affaire fait grand bruit en Principauté. Le magistrat qui instruit le dossier de l’affaire Rybolovlev contre le marchand d’art suisse Yves Bouvier, et qui avait inculpé, outre l’homme d’affaires russe, une partie de l’appareil d’état monégasque, n’est pas renouvelé.

Dans un communiqué, la Direction des services judiciaires monégasques le confirme: "Le détachement de M. Edouard Levrault, juge d’instruction, en poste en Principauté depuis bientôt trois ans viendra à échéance au 1er septembre prochain. Il ne sera pas renouvelé". Sans plus d’explications. Le magistrat va donc bel et bien préparer ses valises.

>> RELIRE. Coup de tonnerre à Monaco: Edouard Levrault, le juge de l’affaire Rybolovlev, sur le départ

La direction des services judiciaires rappelle que "le détachement de magistrats français à Monaco est régi par la Convention franco-monégasque du 8 novembre 2005 qui en fixe la durée à trois ans, éventuellement renouvelables. La réintégration dans leur corps d’origine des magistrats détachés cessant leurs fonctions en Principauté de même que leur remplacement sont ainsi encadrés par des procédures arrêtées entre la France et Monaco".

Ce détachement de trois ans est renouvelable une fois, soit six ans maximum sur le Rocher pour un magistrat français.

La Direction des services judiciaires assure que tous les dossiers en cours seront repris et traités par des magistrats instructeurs "qui bénéficieront, à l’instar de leurs prédécesseurs, de tous les moyens leur permettant d’accomplir leur mission en toute indépendance".

La Direction indique que la création d’un troisième cabinet d’instruction, "répondant à une aspiration des magistrats", permettra "un meilleur traitement du volume d’affaires pour lesquelles des informations ont été ouvertes, vraisemblablement dans de meilleurs délais".

Trois juges d'instruction au lieu de deux

Elle annonce l’arrivée de deux nouveaux magistrats détachés, l’un pour pourvoir le 3e cabinet, l’autre pour remplacer le juge Levrault. "La justice monégasque sera ainsi dotée, à court terme, de trois juges d’instruction au lieu de deux à l’heure actuelle", indique le communiqué.

Par ailleurs, Laurent Anselmi, directeur des services judiciaires, que nous avons pu joindre au téléphone, rappelle le chantier engagé en Principauté sur la politique pénale, "avec un travail de fond sur les textes, les orientations, ainsi qu’un grand séminaire à venir en septembre avec les officiers de police judiciaire et les magistrats du parquet notamment".

Il rappelle par ailleurs qu’un nouveau commissaire est attendu à la tête de la police judiciaire monégasque.

Sur le départ du juge Levrault, Laurent Anselmi évoque un "turn over". Interrogé, il se dit "conscient du caractère sensible du dossier" mais rappelle que le juge Levrault n’était pas le seul à travailler dessus.

Le juge monégasque Morgan Raymond, inamovible, est effectivement lui aussi en charge de cette affaire extrêmement délicate pour le Rocher, suivie de près par le palais princier.


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