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Il menace de mort des policiers après leur intervention

Mis à jour le 31/10/2019 à 10:34 Publié le 31/10/2019 à 12:30
Le palais de justice de Monaco

Le palais de justice de Monaco Photo archives Nice-Matin

Il menace de mort des policiers après leur intervention

A la suite d'un rendu de justice à Monaco, un homme a tenu un comportement inadapté nécessitant l'intervention de la police. Les fonctionnaires ont fait face à sa colère avant d'essuyer des insultes et des menaces de mort.

La vie d’un Italien de 36 ans ressemble à un enfer depuis son retour des États-Unis! C’est même un véritable pandémonium à partir du jour où une ordonnance du juge tutélaire de Monaco a confié la garde de son fils à la mère à cause d’une situation conflictuelle grave dans le couple.

Chaque visite pour ce père de famille est un supplice: le temps est limité de 15 heures à 17 heures et supervisé par des policiers pour éviter d’éventuelles violences verbales, physiques, psychologiques.

"Ça va finir mal"

Le 1er juin dernier, le Transalpin, effondré, ébranlé, désorganisé a eu un comportement inadapté. Les policiers sont intervenus. La vision des fonctionnaires en tenue a déclenché sa colère! Jusqu’aux outrages, insultes, menaces de mort. "Ça va finir mal", lançait-il aux services de sécurité.

Pour instruire ce dossier sensible, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle pèse chaque mot et met le prévenu face à ses responsabilités.

Il lui rappelle sa grave défaillance nerveuse et essaie de le raisonner.

L’intéressé s’émeut: "Un père de famille qui ne voit pas son fils, c’est douloureux… Je reconnais les faits. Mais dans mon esprit il n’était pas question de menaces de mort."

Son conseil va poursuivre et susciter un état émotif, plus pénible encore, par ces mots: "Mon client n’est plus en mesure de voir son enfant. Il est refoulé de la Principauté…"

Silence… tranché par la plaidoirie de Me Hervé Campana aux intérêts des plaignants. "Ces fonctionnaires ont agi dans un contexte malheureux. Ils ont fait leur travail. Pour imposer le respect des règles, ils ont été menacés des pires châtiments. Je ne peux que déplorer cet irrespect envers l’autorité. Cet homme a même effrayé la psychologue avec ses propos comminatoires. Tous souhaitent que justice soit faite: 500 euros pour chacun."

Très sévère à l’égard du prévenu, le premier substitut Cyrielle Colle fera pourtant preuve de compréhension à l’heure de requérir. "Ce père n’a plus de contact avec son enfant depuis juin dernier. Vindicatif, il ne supporte pas la manière dont est assurée la garde de son fils. Au lieu de mettre à profit le temps de visite avec son gamin, il appelle les grands-parents. Cette contradiction est inacceptable. En 2018, il a écopé d’un an avec sursis pour non-présentation d’enfant. Or, il n’est plus accessible à cet ajournement. Il devrait aller en prison. La seule condamnation aujourd’hui? C’est 3.000 € d’amende."

L’incarcération est écartée

Une peine de prison ferme, en effet, aurait révoqué le sursis et ce père de famille n’aurait pu revoir son enfant. D’ailleurs, les sentiments forts de la relation père-enfant constitueront les principales préoccupations et réflexions dans la plaidoirie de la défense.

"Mon client a toujours été un papa très aimant, lance avec témérité Me Sarah Filippi. Mais quand la famille arrive à Monaco, Madame fera tout pour réduire les droits du père. Malheureux, il vit cette situation anxiogène comme une véritable agression. D’où son comportement inadapté aux conséquences lourdes, voire au pire. Refoulé, il a perdu son emploi. Les réquisitions du ministère public sont à la fois sévères avec une amende trop élevée, et indulgente face au risque d’incarcération. Le mettre en prison serait une mise à mort. L’enfant doit voir son père et vous devrez en tenir compte dans votre décision".

In fine, tout dépendra de la décision du juge tutélaire. Mais un écueil est déjà levé. L’incarcération est écartée après la condamnation à 1.000 € prononcée par le tribunal. Plus le versement de 200 € pour chaque demandeur.


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