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Il insulte quatre policiers monégasques et promet de les retrouver: 10 jours de prison ferme

Mis à jour le 27/11/2020 à 21:15 Publié le 27/11/2020 à 21:13
Les quatre agents agissaient sur simple contrôle.

Les quatre agents agissaient sur simple contrôle. Photo J-F. O

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Il insulte quatre policiers monégasques et promet de les retrouver: 10 jours de prison ferme

La justice monégasque s'est montrée intransigeante avec cet individu, absent à la barre, qui affichait déjà un casier long comme le bras en France

Encore ? Décidément, l’outrage est un délit dernier cri ! Une véritable « mode » des plus moches avec sa récurrence croissante dans les prétoires. Pourtant cette offense est blâmée et sévèrement punie ! Surtout quand l’infraction vise des personnes dépositaires de l’autorité publique. Quatre policiers en l’occurrence à cette audience ont réclamé justice devant le tribunal correctionnel pour l’infraction commise le 5 janvier dernier.

En face, mais plutôt transparent car il était absent, un homme de 28 ans. Cet employé de la SMA, avec une fausse adresse à Beausoleil, était contrôlé vers 10 h 30 sur son trajet au niveau de la gare SNCF. D’emblée son comportement était récalcitrant.

"Je suis originaire des Baumettes (...) Je vais m’occuper de votre cas"

Comme le prévenu ne jouit pas du don d’ubiquité, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*) a rappelé ses propos menaçants à l’encontre des fonctionnaires. "Je suis originaire des Baumettes, à Marseille, je vais m’occuper de votre cas. On va certainement se retrouver à Cap-d’Ail…"

Pendant sa garde à vue, l’agent d’entretien dénonçait un véritable chantage à l’outrage, provoqué par une soumission quotidienne à la vérification d’identité. "Un policier m’a parlé sur un ton désagréable, est-il écrit dans sa déposition. Puis j’ai subi une palpation. À aucun moment j’ai recherché l’affrontement…"

Quand on déroule son casier judiciaire français, on peut en douter avec des condamnations pour vol, recels de vol, vol avec violences, violences.
Rarement, Me Hervé Campana s’est autant emporté, confronté à cette comédie de faussetés. Il ne veut pas voir ses clients suspectés à tort et encore moins rapprocher sa plaidoirie des intentions de masquer des violences policières.

"Le comportement de cet individu est d’autant plus grave que les agents agissaient sur simple contrôle, en plein jour. Outragés, menacés, provoqués, tutoyés… ils maintiendront l’ordre en gardant leur calme. Nous réclamons la somme de 500 euros pour chacun."

"Un casier encrassé"

Comment appréhender et sanctionner à la fois ces foucades ? Dans ses réquisitions, le procureur général adjoint Olivier Zamphiroff tient une piste sérieuse. "Ce sont des faits graves, inadmissibles de la part d’un individu qui a un casier encrassé."

Agacé, courroucé, crispé, il professe : "Non à une amende ferme ! Non à de la prison avec sursis ! Oui à l’incarcération ! Envoyez un signal fort avec dix jours de prison ferme et l’interdiction de territoire monégasque."

La juridiction y consent en suivant les réquisitions du ministère public sur le quantum de l’emprisonnement. Il est attribué aux parties civiles la somme de 500 euros à chaque agent.

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