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Il insulte des policiers : 5 jours de prison avec sursis

Mis à jour le 09/07/2016 à 05:03 Publié le 09/07/2016 à 05:03
Me Hervé Camapana, conseil de la partie civile, doute des excuses du prévenu à la barre.

Me Hervé Camapana, conseil de la partie civile, doute des excuses du prévenu à la barre. J.-M. F.

Il insulte des policiers : 5 jours de prison avec sursis

Quand une confrontation avec les policiers déclenche de la mauvaise humeur, des propos acerbes et un comportement haineux intensifié d'outrages, elle se termine toujours devant le tribunal correctionnel.

Quand une confrontation avec les policiers déclenche de la mauvaise humeur, des propos acerbes et un comportement haineux intensifié d'outrages, elle se termine toujours devant le tribunal correctionnel. Un jeune Monégasque arrogant, à peine majeur et habitué des faits d'ivresse, peut en attester. Les juges lui ont offert une dernière chance avec cette seconde condamnation très rapprochée : cinq jours d'emprisonnement assortis du sursis. S'il devait renouveler l'infraction dans un délai de cinq ans, il prendrait cette fois la direction de la maison d'arrêt.

Insultes et doigt d'honneur

Il a beau s'en défendre à la barre, le prévenu n'aime pas les représentants de l'ordre public. Le 6 février dernier, ce jeune homme est allongé dans le passage souterrain qui relie le quai Albert-Ier à la place Sainte-Dévote. Il dort car il a abusé à plus soif de boissons alcoolisées. Alertés vers 6 heures, des agents viennent s'enquérir de son état de santé afin de lui prodiguer les premiers soins en cas d'urgence. Mais une fois réveillé, l'étudiant les insulte copieusement. Il est tellement saoul qu'il leur crie : « Quand on est français, on ferme sa gueule ici ! »

« Qu'est-ce qui a motivé votre réaction ? Vous n'aimez pas les policiers ? lui demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Après une soirée au Jimmy'z, pourquoi dormez-vous dans la rue, alors que vous résidez sur le Rocher ? » Ce Monégasque s'en défend… Tout en reconnaissant avoir « peut-être des griefs contre les fonctionnaires. Mais c'est impossible d'avoir proféré de telles insultes. En tout cas, je ne m'en souviens plus… »

Le magistrat veut entendre la version des policiers présents. « Cet homme était allongé sur le dos. Quand on lui a demandé s'il avait un problème particulier, il nous a insultés. Après l'avoir calmé, il nous a promis de prendre le bus pour rentrer chez lui. En s'éloignant, il nous a fait un doigt d'honneur et sa langue a dérapé. On l'a amené au poste de police… »

À la lecture du dossier, le magistrat relève : « Déjà condamné à Monaco pour ivresse, il fallait attendre cinq ans. Vous avec juste attendu cinq jours pour recommencer… » Le conseil de la partie civile, Me Hervé Campana, connaît bien le prévenu. « Comme d'habitude, Monsieur nie les faits. Il aurait réagi de la sorte parce qu'on l'a traité de sale gosse ! Pourtant, les agents ont une attitude bienveillante. Ils sollicitent chacun la somme de 500 €. »

Clémence

Le procureur Cyrielle Colle fait aussi référence à l'attitude détestable du jeune homme. « À la main tendue, il répond par des outrages inacceptables. Or, un Monégasque doit être encore plus respectueux de la société où il vit. Cette fois, il est majeur. Il doit comprendre que la justice peut être clémente et sévère. Avec un mois ferme, il passera quatre week-ends à la maison d'arrêt. »

Mais au-delà du conseil solennel, Me Sarah Filippi se demande ce qu'il va retenir : « Cet adulte rebelle a reconnu les faits et a présenté immédiatement une lettre d'excuses à la Sûreté publique pour la gravité de son geste. Est-ce pour autant que la place d'un jeune majeur est en prison ? Aujourd'hui, vous avez le devoir de le condamner à une peine d'amende pour l'encourager à changer. Car en septembre, il répondra de nouveau devant le tribunal… »

Le tribunal fera preuve de clémence avec un dernier sursis.


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