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Il gifle une jeune fille "sans raison" au cours d’une soirée arrosée et ne se souvient de rien

Mis à jour le 28/02/2019 à 14:48 Publié le 28/02/2019 à 15:00
Illustration.

Illustration. Photo AFP

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Il gifle une jeune fille "sans raison" au cours d’une soirée arrosée et ne se souvient de rien

L’étudiant de 20 ans qui travaille en alternance dans une entreprise, peine à s’expliquer. « La souvenance de cette soirée me fait vraiment défaut. C’est vrai, je ne bois jamais. Mais comme des témoins ont décrit mon comportement, ce doit être la vérité. »

« Le prévenu ne se souvient plus! Il est tout de même anormal de sortir en soirée en Principauté, de consommer en terrasse et d’être importuné. Puis de recevoir une gifle sans raison apparente avec en finalité cinq jours d’ITT. Ma cliente ne veut pas enfoncer l’intempérant. Elle espère toutefois que cette audience le fera réfléchir et qu’à l’avenir, il modérera son comportement. Nous demandons 1.000 € pour le préjudice subi. Dans cette affaire, l’alcool n’explique pas tout… »

Cette dernière phrase évoquerait-elle les véritables raisons de la réaction brutale d’un jeune Turbiasque, inconscient à cause de la boisson ? C’est-à-dire un soupirant qui n’aurait pas supporté d’être poliment éconduit ? Ou peut-être envoyé paître ? Conseil de la partie civile, Me Thomas Brezzo n’en soufflera mot.

Il se montre cependant indigné, révolté à la barre. Il plaide avec conviction aux intérêts de la plaignante, frappée au visage, le 23 septembre dernier, et dont la seule faute était de consommer tranquillement à « La Rascasse », sur le port Hercule.

"C’est vrai, je ne bois jamais"

Malheureusement, l’auteur de cet acte gratuit est toujours atteint d’amnésie éthylique.

C’est l’obscurité la plus complète sur cette douce nuit d’un début d’automne encore festif dans son esprit.

Le président Florestan Bellinzona essaie d’amorcer une connexion neuronale afin de pallier l’hypermnésie de l’intéressé par un rappel des faits.

« Le service de sécurité de l’établissement alerte les policiers: un homme, très énervé, a frappé une jeune femme. C’est vous ! Interpellé, vous affichez une alcoolémie de 0,59 mg/l. Vous titubiez. Apparemment, vous n’avez pas l’habitude de boire… »

"Il y a une volonté de violence"

Vérité rappelée par le procureur Alexia Brianti à l’heure de ses réquisitions. « Dans cette affaire de violence, l’ivresse est bien décrite dans le procès-verbal. Le taux retenu est relevé cinq heures après les faits. À 4 heures, Monsieur ne devait pas être éloigné du milligramme. L’alcool ne justifie pas son comportement. Il y a une volonté de violence que vous sanctionnerez par une amende de 1.000 €. À l’avenir, la justice sera moins clémente. »

La défense, par la voix de Me Florian Plebani, du barreau de Nice, fulmine. Gronde. « On se base sur des paroles. Quand mon client se présente devant votre tribunal, il est déjà condamné. En garde à vue, il est ivre. Malgré son taux d’alcoolémie, on va procéder à son audition. En ébriété, il aura des propos incontrôlés. D’autre part, où est la preuve ? Il n’y a aucune caméra à cet endroit. Sur une simple parole, on va jusqu’à l’amende. Et pourquoi pas la prison ? »

"De simples témoignages pris pour argent comptant"

L’avocat vise alors la plaignante et met en exergue l’exagération de l’accusation. « Malgré la douleur, cette femme va prendre son scooter pour aller aux urgences. Et la radio ? Elle ne mentionne rien: pourtant le médecin propose cinq jours d’ITT. Pourquoi fait-on fi des messages de désolation de mon client envers la victime ? La justice ne doit pas prendre de simples témoignages pour argent comptant. A-t-il commis ou non cette infraction ? Je vous demande la relaxe. »

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public: 1.000 € d’amende. Plus une contravention à 75 € et le versement de 500 € à la partie civile.

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