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Il fume du cannabis en prison: 6 mois de plus

Mis à jour le 01/12/2016 à 05:11 Publié le 01/12/2016 à 14:48
Le détenu a été surpris en train de fumer un joint lors de la promenade réglementaire.

Le détenu a été surpris en train de fumer un joint lors de la promenade réglementaire. Photo archives Nice-Matin

Il fume du cannabis en prison: 6 mois de plus

Il ne s’agit pas d’une dénonciation sournoise de codétenus! Mais d’une répression disciplinaire somme toute logique.

Un jeune homme, incarcéré à la maison d’arrêt de Monaco, est passé en conseil de discipline le 24 mars 2016 pour avoir fumé du cannabis au cours de la promenade réglementaire. Ce joint de «consolation» prendra une saveur d’amertume et conduira le coupable devant le tribunal correctionnel.

Son absence à l’audience n’y changera rien: son retour en prison pour une durée de six mois a été prononcé.

L’affaire débute dans la cour de l’établissement de détention du Rocher où ce personnage à la conduite étrange subit une peine de réclusion. C’est l’heure de la balade entre quatre murs, grilles et barbelés.

Tout à coup, les gardiens flairent une odeur d’herbe. Ils ont rapidement des soupçons sur un détenu. Ils font leur enquête et découvrent que le coupable détient une cigarette de haschisch.

Comment est-ce possible dans ces lieux où la surveillance est quasi obsessionnelle? Grâce à une «mule».

Fourni par sa sœur

«En visionnant les captations d’images, rapporte le président Sébastien Biancheri, on cible une femme qui fournit la drogue au prisonnier quand ils se rencontrent au parloir. Il s’agit de sa sœur. Le jour de son interpellation, non seulement la jeune fille reconnaît avoir amené du cannabis à son frère, au moins à quatre reprises, mais elle en transporte également plusieurs grammes dans ses poches…»

Entendu à son tour, le détenu confirme le mode opératoire pour se procurer la fameuse substance. Il a même essayé, sans succès, de corrompre un surveillant.

Son casier judiciaire français comporte une dizaine de condamnations depuis 2001 avec plusieurs peines d’emprisonnement ferme. À la date de l’audience, le prévenu avait déjà quitté la maison d’arrêt. Mais il a préféré fuir la Principauté plutôt que d’être présent à la barre malgré la notification adressée.

Avec son esprit cartésien, le procureur Cyrielle Colle se lancera dans un réquisitoire méthodique et rationnel. «L’infraction est caractérisée. Les faits sont extrêmement graves. Il s’agit d’un trafic de stupéfiants dans la maison d’arrêt avec chantage et menaces. Devant un tel profil, il faut sanctionner sévèrement: quatre mois de prison ferme.»

Le tribunal sera plus drastique encore en prononçant, à l’issue du délibéré, six mois. La sœur connaîtra-t-elle un sort similaire?

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