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Il fumait du shit dans un parc de Monaco: "Je ne pensais pas être en infraction"

Mis à jour le 02/05/2018 à 16:15 Publié le 02/05/2018 à 16:14
Le fumeur de cannabis devrait être poursuivi en France pour trafic de drogue.

Le fumeur de cannabis devrait être poursuivi en France pour trafic de drogue. Photo Frantz Bouton

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Il fumait du shit dans un parc de Monaco: "Je ne pensais pas être en infraction"

Un consommateur de cannabis a appris, à la barre du tribunal correctionnel, qu'il était interdit de fumer un joint à Monaco. Une leçon qui lui a coûté cinq jours de détention provisoire et une peine de quatre mois avec sursis. Mais surtout, la justice française devrait s'intéresser à ce Portugais de Beausoleil qui serait aussi dealer...

Si la tolérance au haschisch est acceptée au Portugal, il n’en sera jamais question en Principauté. À l’audience de flagrance de vendredi, un trafiquant de stupéfiants lusitanien de Beausoleil en a fait l’amère expérience. Menotté dans le box, il a écopé d’une peine de quatre mois d’emprisonnement assortie du sursis pour détention de 8 grammes de résine.

Toutefois, s’il ne retournera pas en prison après cinq jours de détention à la maison d’arrêt de Monaco, une possible incarcération attend le fautif dans le pays voisin. Les limiers de la Sûreté publique ont découvert, au cours de la perquisition au domicile de ce serveur de 19 ans, l’attirail du parfait dealer. La justice monégasque est donc dans l’obligation de le dénoncer aux autorités françaises.

8g de cannabis et 695 euros en poche

Les faits se sont produits lundi 16 avril, vers 15h35, au square Lamarck. Ce confetti de verdure, situé au quartier des Moneghetti, est un lieu bien connu des services de police. C’est un four – un point de vente fixe pour la drogue. Les fonctionnaires remarquent un jeune homme en train de fumer une cigarette artisanale à l’odeur caractéristique du cannabis. Interpellé, l’individu leur remet la quantité de résine en sa possession. Dans ses poches il détient également une somme de 695 euros en espèces.

Vous avez tenté de vous soustraire, note le président Florestan Bellinzona. Au point de vous immobiliser au sol pour vous menotter…" Le prévenu fait part de son incompréhension sur cette manière d’agir. "Je ne voulais pas me sauver. Je me demandais ce qui m’arrivait! Je ne pensais surtout pas être en infraction…"

Le magistrat poursuit: "Pendant la garde à vue, on a trouvé sur vous un iPhone, une Apple Watch. Et cet argent, d’où provient-il? Votre salaire annoncé est de 1.200 euros mensuel. Avez-vous une rémunération occulte?"

"Mon véritable salaire, répond le dealer, est de 1.900 euros, car mon employeur me verse une partie au black…"

"Je suis bricoleur…"

"On a trouvé dans votre smartphone des photos avec des scènes de drogue, dont une publiée sur Instagram où vous avez la main sur une grosse quantité de marijuana. À votre domicile il y avait une balance de précision, des feuilles à rouler et un stock de sachets…"

"Je suis bricoleur, je m’en sers pour classer vis et clous par dimensions", répond le prévenu. Qui finit par reconnaître sa fonction de revendeur.

Le procureur général Jacques Dorémieux a requis six mois avec sursis. Pour Me Xavier-Alexandre Boyer, "aucun élément vient démontrer l’intention de trafic. S’il reconnaît des actes de revente sur le Web, c’est uniquement pour frimer. Clémence!"

Le tribunal amoindrira les réquisitions du ministère public.


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