“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Il fête son pot de départ puis conduit son scooter avec une alcoolémie de 2,64 g

Mis à jour le 25/07/2018 à 14:08 Publié le 25/07/2018 à 08:01

Il fête son pot de départ puis conduit son scooter avec une alcoolémie de 2,64 g

Faut-il encore le préciser? Alcool et conduite sont incompatibles! Le tribunal l’a de nouveau démontré ce lundi au cours de l’audience de flagrance.

Un agent commercial de 40 ans a été condamné à une peine de quinze jours de prison ferme pour avoir enfourché son scooter avec une alcoolémie de 2,64 g par litre de sang.

Dans un premier temps, vendredi 20 juillet, c’est un automobiliste qui alerte le policier de faction au rond-point Wurtemberg sur la chute du pilote d’un deux-roues au niveau de la frontière entre Cap-d’Ail et la Principauté.

Deux minutes plus tard, ce même fonctionnaire remarque, vers 16 heures, une personne qui pousse son "Kymco" accidenté sur le bas-côté avec la poignée de frein dans sa main. Il s’approche pour l’interroger. Le conducteur est incapable de répondre. Il est ivre avec un taux affiché de 2,64 g d’alcool pur dans le sang…

Un nouvel emploi au 1er août

"C’est colossal! constate le président Florestan Bellinzona, Que vous buviez, c’est votre problème. Mais prendre votre vélomoteur après avoir descendu l’équivalent d’une bouteille d’alcool, c’est très dangereux. Ce n’est pas la première fois: vous avez trois condamnations en 2007, 2010 et 2013 pour les mêmes faits. Que doit-il vous arriver pour que cela vous rentre dans le crâne? Vous avez de la chance! Vous auriez pu être blessé plus gravement..." 

Suivent les conseils rabâchés afin de mettre en garde sur l’excès de boissons, car l’alcool perturbe fortement la vision et réduit drastiquement les réflexes de tout conducteur.

Conscient de son erreur, le prévenu, arrivé menotté, semble cependant avoir un peu de mal à réaliser les conséquences de l’excès de boisson. "J’ai eu un trou noir! Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Je venais de fêter mon pot de départ pour un nouvel emploi au début du mois prochain. C’est vrai, j’ai bu peut-être même plus qu’une bouteille…" Et d’avancer en guise de défense: "J’ai un garçon de 4 ans… Si j’avais renversé quelqu’un, je m’en serais voulu toute ma vie…"

C’est bien insuffisant pour attendrir le représentant du parquet général qui a requis douze jours de prison ferme.

Pas de clémence pour le tribunal

"Quelle proportion élevée, note le premier substitut Olivier Zamphiroff. Au volant d’un cyclo, chaque milligramme multiplie par quatre le risque d’accident. Les taux et antécédents n’ont provoqué aucune prise de conscience. On est bien clément dans le pays voisin avec trois condamnations avec sursis… Puis on jette en pâture pour riposter: un jeune enfant, l’ambiance d’un club bouliste, le chantage à l’emploi… Un primo-délinquant à Monaco est synonyme de casier vierge en France. Ce n’est pas le cas. Il faut une peine adaptée pour un récidiviste et une amende que vous fixerez."

La défense se cabre à la suite des propos du ministère public! "Le prévenu n’a pas à payer les conséquences des juridictions françaises, objecte Me Thomas Brezzo. Mon client est un primo-délinquant en Principauté. Il a pris la mesure des faits en passant ces trois derniers jours en cellule. Le 1er août il va obtenir un nouvel emploi à Monaco. Certes, la peine doit être contraignante s’il devait commettre une prochaine infraction en Principauté. N’obérez pas son avenir professionnel."

Le tribunal s’interdira toute clémence…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct