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Il écrase un chien avec son scooter à Monaco et écope d'une amende de 2.000 euros

Mis à jour le 19/08/2020 à 17:41 Publié le 19/08/2020 à 16:32
Le petit chien, percuté par un scooter sur ce quai de Fontvieille, n'a pas survécu.

Le petit chien, percuté par un scooter sur ce quai de Fontvieille, n'a pas survécu. Illustration Jean-François Ottonello

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Il écrase un chien avec son scooter à Monaco et écope d'une amende de 2.000 euros

Le bichon frisé à poil blanc avait échappé à la surveillance de son maître, un propriétaire de navire au mouillage à Monaco. La mort du petit chien a ému le quartier de Fontvieille.

Combien, les témoins présents sur le quai Jean-Charles-Rey, à Fontvieille, ont été émus de voir un chien heurté par un scooter, agoniser puis expirer. Carrément bouleversés, sensibilisés par la mort du bichon frisé à poil blanc, ces mêmes gens ont alerté la Sûreté publique.

Quand les policiers sont arrivés ce mardi 11 août, vers 19h45, sur les lieux du drame, ils ont constaté l’alcoolémie de 0,49 mg/l du pilote sur son deux-roues. Le taux n’a rien de faramineux. On peut s’étonner toutefois que l’auteur de ce drame soit conduit, menotté, mardi, à l’audience de flagrance.

Car l’animal, laissé sans surveillance, divaguait sur la chaussée.

Déjà condamné pour des problèmes d’alcool

C’est donc son maître, un propriétaire de navire au mouillage dans le port monégasque, qui a la responsabilité de l’accident.

Si l’infraction canine ne lui était pas reprochée, pour quelle raison le parquet général avait-il jugé bon de traduire "sur-le-champ" le prévenu devant le tribunal correctionnel? À cause de ses antécédents. Cet employé aux machines à sous de la SBM avait été condamné en 2018 à des faits de même nature, avec obligation de soigner son addiction à l’alcool.

Dans le box, le détenu est informé des raisons de sa comparution en flagrant délit par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle qui s’enquiert de son comportement actuel par rapport à la boisson.

Après deux verres de vin au déjeuner, l’intéressé rejoignait des amis à la plage Marquet où il consommait une bière. C’est en allant au Gerhard Café avec son scooter qu’il provoquait l’accident. "Vous rejoigniez cet établissement pour continuer à boire?" pressent le magistrat.

Le prévenu, désolé de ce contretemps, réfute toute absorption de boissons alcoolisées supplémentaires. "J’allais boire un soda. Je suis en train de remonter la pente…"

La prison ou l’amende

Dans ses réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff confirme la présence de l’individu dans le box à cause de sa précédente condamnation. Il demande une peine de deux mois ferme avec le bénéfice de l’exécution fractionnée. Soit huit week-ends à la maison d’arrêt.

Dans sa plaidoirie, l’avocat rappelle le taux modique de son client et le respect observé de l’obligation de se soigner. Comme le prévenu n’est plus accessible au sursis, le tribunal avait le choix entre la prison ferme ou une peine pécuniaire. Il a été condamné à 2.000 euros d’amende.


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