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Il détruit un véhicule avec une barre de béton : 15 jours avec sursis

Mis à jour le 05/03/2016 à 05:08 Publié le 05/03/2016 à 05:08
Monaco-matin, source d'infos de qualité

Il détruit un véhicule avec une barre de béton : 15 jours avec sursis

La colère est mauvaise conseillère, surtout quand on a bu.

La colère est mauvaise conseillère, surtout quand on a bu. Un jeune Niçois a été condamné à quinze jours d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel pour avoir détruit une voiture de société le 23 mai 2015. Durant le dernier Grand Prix de F1. Le samedi plus exactement. Ce plombier de 21 ans est sur la terrasse d'un appartement situé sur le circuit automobile. Il boit beaucoup.

Sur l'heure, il se passionne pour la course et, au fil des discussions, il fait la connaissance d'un groupe de gens. Une fois l'épreuve terminée, tous décident de se promener dans les rues de la Principauté. Jusqu'au moment où ils ont l'intention de pénétrer dans un bar.

« Réduite à l'état d'épave »

Mais dès que le prévenu est à l'intérieur de l'établissement, les autres lui faussent compagnie et s'enfuient…

Il est 21 heures. Le plombier se sent abandonné. Il se transforme en furie. Un projet de vengeance naît dans son esprit embué par l'alcool. Il va l'exercer sur un véhicule situé à proximité d'un chantier qui appartient à une personne du groupe. « Vous ne supportez pas que vos amis essaient de vous semer, en déduit le président Florestan Bellinzona. Alors, vous prenez un morceau de béton armé et vous brisez toutes les vitres puis les rétroviseurs de la voiture, jusqu'à la réduire à l'état d'épave. Certes, vous aviez 2 g d'alcool par litre de sang… »

A la barre, l'intéressé s'est défendu en arguant l'excès de boisson et son exaspération. « Pourtant je ne connaissais pas ces personnes auparavant. J'éprouve une grande déception et des regrets… », dit-il.

Interrogation du président : « Cela justifiait-il un tel déchaînement de haine ? On peut poser la question : cette fois il s'agissait d'une voiture, mais comment auriez-vous réagi si c'était un être humain que vous aviez en face ? Vous auriez aussi détruit votre vie ? »

La leçon blesse moralement le prévenu, qui répond : « J'ai arrêté de consommer de l'alcool aujourd'hui. »

Les réquisitions du procureur général Jacques Dorémieux seront compendieuses : « Avec un préjudice de 5 500€, un précédent sur le casier français, un mois avec sursis ! »

La défense mettra en exergue le mélange champagne et whisky, une mauvaise blague, les jurons et l'idée de se venger. « Car il y avait des téléphones, lunettes et autres appareils. Rien n'a disparu… Dans un délai de deux mois il s'est fait aider pour dédommager intégralement la victime… Pensez à son avenir professionnel à Monaco. Je sollicite l'indulgence ! »

Au final, le tribunal estimera que le prévenu a dépassé les bornes.

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