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Il dérobe la cagnotte d’un autre joueur à une machine à sous

Mis à jour le 20/03/2019 à 18:04 Publié le 20/03/2019 à 18:04
« Si j’y suis retourné dans les jours suivants, c’est que je n’avais rien à me reprocher… », a plaidé, en vain, le prévenu italien.

« Si j’y suis retourné dans les jours suivants, c’est que je n’avais rien à me reprocher… », a plaidé, en vain, le prévenu italien. Photo J.-F.O.

Il dérobe la cagnotte d’un autre joueur à une machine à sous

Un couturier italien, venu "flamber" 20 euros le 27 octobre dernier au casino du Café de Paris est passé devant le tribunal correctionnel de Monaco pour avoir détourné furtivement 1.058€ à son profit pendant l’absence momentanée du véritable destinataire.

Tel est pris qui croyait prendre… la cagnotte de 1 058 euros destinée à un autre joueur d’une machine à sous du casino du Café de Paris.

Un couturier italien, venu « flamber » 20 euros le 27 octobre dernier, a détourné furtivement cette somme à son profit pendant l’absence momentanée du véritable destinataire. Mais le mécontentement du client spolié de son gain à son retour et la vidéosurveillance ont eu raison du voleur.

Un jackpot payé au prix fort à l’audience ! Le malandrin a remboursé le montant récupéré subrepticement et réglé la peine pécuniaire de 1 000 euros d’amende infligée par le tribunal correctionnel.

Forcé de reconnaître la cupidité de sa conduite, le prévenu affiche pourtant un profil d’innocent quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle lui reproche son attitude. « On vous voit manipuler l’appareil et partir avec quelque chose à la main. Vous passez à la caisse et vous prenez votre voiture au parking de l’Hermitage. Identifié, quand vous retournez quelques jours plus tard au Café de Paris, vous êtes interpellé et placé en garde à vue. Vous contestez les faits. Puis vous les admettez après avoir vu la vidéo… »

« Je prends des médicaments qui altèrent ma mémoire »

L’intéressé se range derrière le raisonnement déductif de la place libre. « Comme il n’y avait personne devant la machine, j’ai mis 20 euros et j’ai vu apparaître la somme de 1 058 euros. J’ai hésité avant d’appuyer sur le bouton pour récupérer le ticket… »

Le magistrat soupçonne le couturier de ne pas avoir choisi l’appareil au hasard. Mais à cause du montant affiché. L’observation est réfutée. « Il était tard, rétorque le prévenu. J’ai cru que ce gain me revenait. Je prends des médicaments qui altèrent ma mémoire. Si j’y suis retourné dans les jours suivants, c’est que je n’avais rien à me reprocher… »

Dubitatif, le magistrat rappelle la logique des jeux d’argent : « Habituellement, on réinvestit la moitié de ses gains ! » L’heure tardive aurait favorisé la fin de l’activité ludique du sexagénaire qui comparaissait pour la première fois devant la justice, à Monaco, comme en France et en Italie. Quelques erreurs d’appréciation et la mauvaise foi du Transalpin sont démontrées par le procureur Alexia Brianti.

« Un vol d’opportunité »

« Les faits durent deux minutes. Monsieur récupère le gain en trente-quatre secondes. Il a juste le temps de s’asseoir, de profiter du ticket et de partir. Il pensait surtout ne pas être rattrapé le jour de son retour en Principauté. C’est un vol d’opportunité. Une peine d’amende me paraît justifiée. »

L’erreur et l’absence de contestation sont plaidées judicieusement par la défense. « Mon client n’était pas à l’affût d’un délit, précise Me Alexis Marquet pour convaincre. La machine était-elle occupée quand il s’installe ? Rien ne le prouve. Je ne suis pas un habitué des jeux de hasard. Mais trente-quatre secondes n’est-ce pas suffisant pour gagner ? Cet homme, souffrant d’hypertension, a été interrogé par les policiers sans interprète. Il n’était pas en possession de ses moyens… »

Me Pier Luigi Cantini, du Barreau de Livourne, vient instiller le doute sur la mauvaise foi du prévenu. « On ne quitte jamais une machine à sous. Et dans l’obligation, il faut éditer le ticket puis le réinsérer au retour… »

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public avec 1 000 euros d’amende.


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