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Il crache sur un policier et lui met un coup de pied dans les testicules

Mis à jour le 14/12/2017 à 08:03 Publié le 14/12/2017 à 08:02
La partie civile a requis une peine exemplaire après ce

La partie civile a requis une peine exemplaire après ce Photo Jean-François Ottonello

Il crache sur un policier et lui met un coup de pied dans les testicules

Un agent a reçu un coup de pied dans les parties génitales, samedi dernier dans les locaux de la Sûreté publique.

L’élancement intense et le malaise ont immobilisé la victime avec une ITT de trois jours, au point de l’empêcher de venir témoigner, ce mercredi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Monaco.

Tribunal où a comparu, menotté, l’auteur des faits selon la procédure de flagrant délit. Il s’agit d’un jeune Beausoleillois de vingt et un ans.

Ce manutentionnaire du Grimaldi Forum est déjà sous l’emprise de l’alcool quand il se présente, vers 1h30, avec sa petite amie, à l’entrée de "La Rascasse", sur le port Hercule. Un videur l’empêche d’accéder à l’intérieur de l’établissement.

"Je croyais qu’on voulait me frapper"

Ce contretemps gâche son plaisir. Contrarié, offensé par ce refus, l’indésirable s’en prend au vigile et le ton monte. Une patrouille de police, alertée, conduit le perturbateur dans les locaux de la rue Suffren Reymond. Là, sans raison apparente, le jeune homme disjoncte! La faute à l’alcool?

Il vise les parties génitales d’un agent et crache sur un autre. Conduit au CHPG pour le calmer, l'homme continue d’invectiver les agents dans le fourgon avec quelques crachats au passage.

"Vous n’étiez pas ivre au point de dérailler autant avec un taux de 0,66 mg/l, remarque le président Florestan Bellinzona. Pourquoi un tel comportement?" Le prévenu se lance dans un acte de contrition parfait. "Je me souviens vaguement des faits… Je me suis énervé bêtement. J’ai mal agi! J’avais bu trop de whisky et de bière! Alors je croyais qu’on voulait me frapper. Je m’excuse pour cet acte gratuit.Je ne suis pas un violent…"

Si les raisons alléguées rappellent en fait la faute, plus certainement qu’elles ne l’atténuent, Me Hervé Campana, pour la partie civile, apprécie que les faits soient reconnus. "Vous condamnerez le prévenu à verser une somme de 4.000 euros afin de réparer le préjudice pour ce coup douloureux et anxiogène. Car des séquelles graves se dessinent…"

La représentante du parquet général, dans son réquisitoire, est horrifiée par cette atteinte physique violente envers des fonctionnaires.

"Volonté de faire mal"

"Au lieu de se calmer, rappelle, mécontente, le procureur Alexia Brianti, on sent sa volonté de faire mal! De mettre K.O. la personne qui est en face! Et il va continuer avec des crachats! Déjà, en novembre 2015, il a comparu devant un tribunal pour stupéfiants. Cela n’a pas servi de leçon… Vous prononcerez une peine de dix à quinze jours de prison ferme ou d’une durée de deux mois si vous choisissez l’exécution fractionnée."

La défense sera catégorique: "Vous devrez assortir cette condamnation du sursis! lance, téméraire, Me Arnaud Cheynut. Certes, les faits et les conséquences sont graves. Mais l’exposé de la personnalité de mon client est trop sommaire. C’est un jeune qui travaille beaucoup. Il doit dépenser plus de la moitié de son salaire pour payer son loyer et héberger son petit frère. Il travaille de nuit de 19 heures à 8 heures. Il n’a pas de vie confortable. Ce jeune ne s’est plus fait remarquer grâce à sa compagne… On ne peut pas lui ôter la raison de s’énerver devant le videur. Alors, conservez le positif: il a des projets et un emploi. Ce n’est pas un délinquant. Laissez-le assumer jusqu’au bout sa responsabilité!"

Le tribunal suivra… la plaidoirie de la défense: deux mois avec sursis et le versement de 2.600 euros pour la partie civile.


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