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Il conduit sa Mercedes ivre, sans assurance et provoque un accident

Mis à jour le 04/06/2018 à 08:58 Publié le 04/06/2018 à 08:45
À la barre du tribunal de Monaco, un Belge de 43 ans arrêté pour conduite en état d'ivresse. Il a percuté un véhicule prioritaire dans un carrefour.

À la barre du tribunal de Monaco, un Belge de 43 ans arrêté pour conduite en état d'ivresse. Il a percuté un véhicule prioritaire dans un carrefour. Photo archives Cyril Dodergny

Il conduit sa Mercedes ivre, sans assurance et provoque un accident

Un automobiliste belge conduisait sous l'emprise d'alcool, sans permis et sans assurance et percute un véhicule prioritaire qui croisait sa route.

Jusqu'où peut aller l'inconscience… C'est la triste constatation observée à l'audience de flagrance de vendredi. Un Belge de 43 ans a comparu menotté devant le tribunal correctionnel pour conduite en état d'ivresse et sans assurance. Au volant, l'attention brouillée par un taux d'alcool de 0,79 mg par litre d'air expiré, il a percuté un véhicule prioritaire qui croisait sa route.

Il aborde le rond-point sans ralentir

Résultat des courses : outre la condamnation de deux mois d'emprisonnement assortis du sursis et une amende à 45 euros, il devra verser la somme de 35 000 euros réclamée par le plaignant. Ça fait cher la prime annuelle…

Retour au mardi 29 mai. Vers 2 heures, le quadragénaire, au volant de sa Mercedes, revient du « Sass' Café ».

Il aborde le rond-point sans ralentir pour rejoindre sa résidence antiboise pour les vacances, et refuse le passage à une automobile prioritaire descendant l'avenue des Spélugues.

Il la percute et la voiture fait une embardée. Son conducteur est blessé. Les policiers, alertés, constatent l'ivresse du chauffard et sa police d'assurance périmée.

"Comment pouviez-vous rouler avec pareille alcoolémie?", demande le président Florestan Bellinzona.

35.000 euros de dédommagement

Le visage, singulièrement flétri par les désagréments de trois jours d'incarcération, et plus encore par ses pensées qui ont angoissé son esprit, le gérant de brasserie cherche ses mots pour relater sa soirée de libations.

"Je m'excuse. Je n'ai jamais commis une faute de ma vie. Concernant l'assurance, je pensais que le renouvellement était automatique. J'avais bu cinq verres de champagne. Je cherchais un parking pour mon véhicule. On m'a forcé à prendre le volant…"

Le magistrat relève aussitôt: "La version, aujourd'hui, diffère de votre déposition. Vous aviez déclaré : Je me sentais en état de conduire pour me rendre à Antibes… Vos casiers sont vierges?"

S'en suit une courte intervention de la partie civile. La voiture n'est plus en état de rouler. S'ajoutent des pertes financières. L'ensemble est chiffré à 35 000 euros après un accord amiable.

"C'est un rond-point très mal fait à cause des travaux, constate le procureur Cyrielle Colle dans ses réquisitions, et le prévenu roulait à une vitesse inadaptée à cause de son ivresse. D'où l'accident. Heureusement qu'il n'y avait aucun piéton! Cette comparution doit être un électrochoc. Faites-le sortir de prison cet après-midi en prononçant une peine de deux mois avec sursis et une amende."

Comme l'homme n'est pas léger d'argent avec sa société de restauration, Me Roland Tamisier est d'accord sur le montant pour dédommager la victime.

Et d'ajouter: "Il faut une immense attention dans ce carrefour du Portier pour comprendre le sens de circulation. Une difficulté évidente pour mon client en vacances sur la Côte. Son assurance courait jusqu'au 24 mai. Un peu désinvolte, il paie aujourd'hui son erreur. Soyez cléments…"

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public et accordera la somme convenue au plaignant.


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