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Il conduisait son engin avec un taux d’alcool de 2,16 g par litre de sang

Mis à jour le 21/11/2017 à 08:49 Publié le 21/11/2017 à 08:47
Le prévenu est condamné à deux mois avec sursis avec une interdiction de fréquenter les débits de boissons.

Le prévenu est condamné à deux mois avec sursis avec une interdiction de fréquenter les débits de boissons. Photo Michael Alési

Il conduisait son engin avec un taux d’alcool de 2,16 g par litre de sang

La semaine a mal commencé pour ce ressortissant américain résidant en Principauté, déjà fragilisé par la rupture d’une relation amoureuse.

A-t-il bu jusqu’à plus soif pour oublier, le temps d’une ébriété, la douleur morale irréversible causée par une femme sur le départ ?

Il était 15 h 45, ce jour-là, lorsque les policiers interviennent au niveau du Novotel, sur le boulevard Princesse-Charlotte. Une voiture a pilé pour s‘arrêter au feu rouge. Un homme, au guidon de son cyclomoteur, a aussitôt freiné brusquement pour éviter tout impact.

"Ma concubine m’a quitté"

Mais déséquilibré par ce ralentissement subit, il tombe. Comme il présente tous les signes de l’ivresse, un contrôle d’alcoolémie est effectué. Il se révélera positif, avec un taux de 2,16 g d’alcool par litre de sang…
Le conducteur, divorcé et père de trois enfants, aujourd’hui sans emploi, a comparu menotté le lendemain mardi, devant le tribunal correctionnel.
Le président Florestan Bellinzona s’enquiert des raisons d’une telle ivresse.

"Ma concubine m’a quitté, infère le quadragénaire effondré dans le box. J’étais nerveux. Comment réagir face à pareille situation? Je suis allé boire du vin : trois verres de rosé et autant de rouge…"
Le magistrat n’adhère pas au comportement évoqué.
"Après avoir ingurgité six verres d’alcool, vous vous sentiez encore en état de conduire ? Pour aller où?"

Silence! Suivi d’une réponse surprenante du prévenu:
"Je devais prendre mes enfants à la sortie de l’école et j’ai demandé de prévenir mon employeur!"
Le président ne cache pas son étonnement: "Vos enfants sont grands…" Et son incompréhension: "Vous voulez prévenir votre employeur alors que vous n’avez pas de travail?"

Un dossier inquiétant

Aucune explication de la part de ce résident en Principauté, déjà condamné deux fois pour stupéfiants dans les années quatre-vingt-dix.

Avec pertinence, le procureur Cyrielle Colle mentionne "un dossier inquiétant par le taux d’alcool, le danger de conduire un scooter et des soucis de santé avec des médicaments puissants. Je n’ai aucune autre solution, à part une peine de quinze jours de prison ferme. Des soins également pour enrayer son addiction. Plus 45 euros d’amende pour le défaut de maîtrise."

La défense va opposer à la sanction contraignante une situation difficile.

Avec un rappel "de plusieurs unions de son client et une addiction à la morphine suite à un traitement. Ce quadragénaire a enchaîné les verres sans réfléchir. Face à son comportement, il veut se soigner et cherche un emploi. Faites preuve de clémence! Ces précédentes condamnations datent d’une vingtaine d’années. Un sursis et une mise à l’épreuve seront une bonne leçon."

Après en avoir délibéré, le tribunal a acquiescé: deux mois avec sursis, régime de la liberté d’épreuve pendant trois ans et interdiction de fréquenter les débits de boissons.


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