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Il conduisait son engin avec un taux d'alcool de 2,16 g par litre de sang

tribunal correctionnel

JEAN-MARIE FIORUCCI Publié le 21/11/2017 à 05:08, mis à jour le 21/11/2017 à 05:08

La semaine a mal commencé pour ce ressortissant américain résidant en Principauté, déjà fragilisé par la rupture d'une relation amoureuse.

A-t-il bu jusqu'à plus soif pour oublier, le temps d'une ébriété, la douleur morale irréversible causée par une femme sur le départ ?

Il était 15 h 45, ce jour-là, lorsque les policiers interviennent au niveau du Novotel, sur le boulevard Princesse-Charlotte. Une voiture a pilé pour s'arrêter au feu rouge. Un homme, au guidon de son cyclomoteur, a aussitôt freiné brusquement pour éviter tout impact.

 

« Ma concubine m'a quitté »

Mais déséquilibré par ce ralentissement subit, il tombe. Comme il présente tous les signes de l'ivresse, un contrôle d'alcoolémie est effectué. Il se révélera positif, avec un taux de 2,16 g d'alcool par litre de sang…

Le conducteur, divorcé et père de trois enfants, aujourd'hui sans emploi, a comparu menotté le lendemain mardi, devant le tribunal correctionnel.

Le président Florestan Bellinzona s'enquiert des raisons d'une telle ivresse.

 

« Ma concubine m'a quitté, infère le quadragénaire effondré dans le box. J'étais nerveux. Comment réagir face à pareille situation ? Je suis allé boire du vin : trois verres de rosé et autant de rouge… »

Le magistrat n'adhère pas au comportement évoqué.

« Après avoir ingurgité six verres d'alcool, vous vous sentiez encore en état de conduire ? Pour aller où ? »

Silence ! Suivi d'une réponse surprenante du prévenu :

« Je devais prendre mes enfants à la sortie de l'école et j'ai demandé de prévenir mon employeur ! »

 

Le président ne cache pas son étonnement : « Vos enfants sont grands… » Et son incompréhension : « Vous voulez prévenir votre employeur alors que vous n'avez pas de travail ? »

Un dossier inquiétant

Aucune explication de la part de ce résident en Principauté, déjà condamné deux fois pour stupéfiants dans les années quatre-vingt-dix.

Avec pertinence, le procureur Cyrielle Colle mentionne « un dossier inquiétant par le taux d'alcool, le danger de conduire un scooter et des soucis de santé avec des méd*icaments puissants. Je n'ai aucune autre solution, à part une peine de quinze jours de prison ferme. Des soins également pour enrayer son addiction. Plus 45 euros d'amende pour le défaut de maîtrise. »

La défense va opposer à la sanction contraignante une situation difficile.

Avec un rappel « de plusieurs unions de son client et une addiction à la morphine suite à un traitement. Ce quadragénaire a enchaîné les verres sans réfléchir. Face à son comportement, il veut se soigner et cherche un emploi. Faites preuve de clémence ! Ces précédentes condamnations datent d'une vingtaine d'années. Un sursis et une mise à l'épreuve seront une bonne leçon. »

 

Après en avoir délibéré, le tribunal a acquiescé : deux mois avec sursis, régime de la liberté d'épreuve pendant trois ans et interdiction de fréquenter les débits de boissons.

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