Il avait violé une sexagénaire après une soirée arrosée à Cagnes: un multirécidiviste condamné sept ans après les faits

La cour d'assises des Alpes-Maritimes a condamné, sept ans après les faits, un homme accusé de viol sur une sexagénaire. Le prévenu avait déjà été condamné pour des faits similaires commis sur une adolescente.

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Ch. P. Publié le 12/01/2023 à 11:15, mis à jour le 12/01/2023 à 11:42
Photo Richard Ray

Claude B., 59 ans, a été reconnu coupable de viol et vient d’être condamné à six ans de prison.

La cour d’assises des Alpes-Maritimes a examiné pendant deux jours cette affaire pour laquelle le parquet de Grasse avait d’abord conclu à un non-lieu.

Le juge d’instruction avait, au contraire, estimé que les charges étaient suffisantes pour renvoyer le suspect devant le tribunal correctionnel pour agression sexuelle.

La victime, âgée aujourd’hui de 71 ans, s’était opposée à cette "correctionnalisation" et avait exigé que celui qu’elle désigne comme son violeur réponde de son crime devant la cour et les jurés azuréens.

Claude B., après avoir nié pendant trois ans toute relation sexuelle (malgré la présence de son sperme sur la couette de la victime), a admis lors de son procès un rapport sexuel la nuit du 9 au 10 mai 2015.

Une soirée trop arrosée venait de se terminer. La victime avait convié chez elle la cousine de Claude Buttigiel et un autre homme. Ancienne cadre à la retraite d’un hôpital, Brigitte (Le prénom a été modifié., ndlr) est une femme fragile, en souffrance depuis des années après une période de harcèlement moral au travail.

Quatre mois après l’agression, elle s’était confiée à son psychiatre et avait alors décidé de déposer plainte.

Six ans de prison

Très diminué physiquement après un accident, Claude B. a nié, d’une voix tremblante, avoir violé Brigitte: "Elle m’a demandé d’avoir une relation sexuelle. J’ai dit oui. Il n’y a pas eu viol."

La cour d’assises présidée par Emmanuelle De Rosa a suivi les réquisitions de l’avocat général Thierry Bonnifay qui avait requis six ans de prison.

Le magistrat a notamment rappelé que l’accusé avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis pour l’agression sexuelle d’une adolescente en 2013 et se trouvait, dès lors, en récidive égale. Il encourait jusqu’à trente ans de réclusion.

Il dispose d’un délai de dix jours pour faire appel et n’a pas été incarcéré au moment du prononcé de la peine.

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