“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Il avait un casier chargé en Italie, un gérant condamné pour avoir émis un chèque de 15.000 €... sans provision

Mis à jour le 07/03/2019 à 09:21 Publié le 07/03/2019 à 12:20
« Après huit ans d’instruction, c’est le dossier de la frustration», a déploré l’avocat de la partie civile, Me Mullot.

« Après huit ans d’instruction, c’est le dossier de la frustration», a déploré l’avocat de la partie civile, Me Mullot. Photo M.M.

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Il avait un casier chargé en Italie, un gérant condamné pour avoir émis un chèque de 15.000 €... sans provision

Un gérant italien vient d'être condamné à Monaco à une peine de prison ferme pour avoir émis un chèque sans provisions à hauteur de 15.000 €.

La cour d’appel correctionnelle, présidée par Éric Senna, vient de rendre son arrêt concernant l’affaire Paolo Papini. Ce gérant de société Italien a écopé d’une peine de quatorze mois de prison pour avoir émis un chèque sans provision de 15.000 euros. Il devra verser à une société monégasque, constituée partie civile, la somme de 102.944 euros.

Toutefois, la juridiction de recours a relaxé le prévenu pour les autres infractions. Cette décision, en effet, vient infirmer le jugement par défaut prononcé par le tribunal correctionnel du 4 octobre 2016.

En première instance, le sexagénaire avait été condamné à dix-huit mois de prison ferme pour abus de confiance, faux en écriture privée, falsification et émission de chèques sans provision, avec mandat d’arrêt. Plus un montant identique pour le plaignant.

Un casier chargé en Italie

À l’époque, Paolo Papini était détenu en Italie. D’ailleurs, son casier judiciaire transalpin contient quatre condamnations pour menaces, banqueroute frauduleuse et émission de chèques sans provision. Arrivé à Monaco le 12 septembre 2018, il a été aussitôt incarcéré.

À l’audience, le conseiller Françoise Carracha fait un large rappel des faits. À partir du 13 septembre 2006, les émissions et falsifications de treize chèques sans provision rapportent un montant de 86.000 euros au gérant. Plus quelque 9.500 euros de fausses factures.

Une grande partie de l’argent ramassé finance ses dépenses personnelles. Il se fabrique même une fausse identité avec un document procuré à Bergamo, pour environ 1.500 euros, afin d’échapper au fisc italien.

Entre temps, il va acquérir plusieurs véhicules sur le compte de la société monégasque de l’avenue des Papalins: 90.000 € pour une Mercedes, 37.000 € pour une BMW. Sans oublier deux chèques de 20.991 € et 10.367 € pour régler un problème financier.

"Cette espèce de Carlos Ghosn"

La partie civile évoque une situation atypique. Me Richard Mullot n’a aucun état d’âme pour accabler "cette espèce de Carlos Ghosn des voitures monégasques. Il est arrivé à Monaco par hasard afin d’exercer illégalement ses fonctions de gérant et voler carrément la société que je représente. D’où des dommages collatéraux importants avec une facturation mise en place pour faire des ventes bidons de voitures à l’étranger. Après huit ans d’instruction, c’est le dossier de la frustration. Pour l’intention frauduleuse, nous réclamons 15.000€ complémentaires pour le préjudice exposé par la faillite..."

La perception du personnage n’est pas meilleure avec le procureur Alexia Brianti. "Ce n’est pas un enfant de chœur. Voilà un individu peu scrupuleux afin de favoriser son enrichissement personnel, car il n’a pas hésité à engager l’argent de la Société. Il a trois comptes courants. Il s’inscrit sous une fausse identité dans une agence bancaire de la place pour échapper aux autorités italiennes. Les explications de cet administrateur délégué d’une société en procédure de faillite sont relativement complexes. Il propose un remboursement! Mais il n’a pas versé le moindre euro. Retenez la condamnation du tribunal correctionnel."

"Il assume sa responsabilité"

Son défenseur, Me Clyde Billaud, reconnaît que son client s’est exprimé d’une manière assez confuse. "Il a injecté de l’argent dans cette société: 300.000 euros en deux ans. Il assume sa responsabilité dans l’émission de chèques sans provision. Mais a-t-il pour autant commis un abus de confiance? Il reste un crédit de 74.000 euros. Mon client conteste également les fausses factures remises au comptable. Faites une application bienveillante de la loi. Ses casiers français et monégasques sont néants."

Avec la détention préventive et la remise de peine, le gérant italien devrait sortir de prison dans les prochains mois.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.