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Il avait cambriolé dix-huit caves dans une résidence cossue de Monaco: un an ferme!

Mis à jour le 16/10/2019 à 09:06 Publié le 16/10/2019 à 09:06
Le voleur prétend ne pas se souvenir d’avoir dévalisé dix-huit caves de cette résidence.

Le voleur prétend ne pas se souvenir d’avoir dévalisé dix-huit caves de cette résidence. Photo Dylan Meiffret

Il avait cambriolé dix-huit caves dans une résidence cossue de Monaco: un an ferme!

Condamné par défaut en 2018, le cambrioleur de dix-huit caves dans la résidence "Le Bermuda" à Monaco, a fait appel de sa condamnation après son extradition vers le Rocher. Entendu ce mardi devant le tribunal correctionnel, l'homme, qui cumule les peines de prison en France pour des faits similaires, écope d'un an ferme.

Enfin! Le voleur par effraction des dix-huit caves de la résidence "Le Bermuda", dans la nuit du 28 au 29 décembre 2016, s’est expliqué devant les juges du tribunal correctionnel. C’est un Algérien de 27 ans, sans profession, qui a toujours eu du mal à boucler ses fins de mois. Alors, dès son arrivée en France, en 2010, il a enchaîné les vols pour subsister.

Depuis, il accumule les années d’incarcération prononcées en majorité par les tribunaux de Nice et Grasse pour des infractions identiques. La dernière en date, une condamnation à de la prison ferme infligée par la juridiction grassoise, l’avait empêché de comparaître à l’audience du 11 décembre 2018 en Principauté.

Les juges monégasques avaient toutefois ordonné une peine par défaut d’un an de détention avec mandat d’arrêt. Extradé ce vendredi 4 octobre, dès son placement à la maison d’arrêt du Rocher, le jeune homme a fait opposition au jugement.

"votre amnésie persiste-t-elle?

Menotté pour sa comparution à l’audience, le prévenu à la silhouette diaphane surmontée d’une chevelure en chignon écoute les faits reprochés. À l’époque, le concierge de l’immeuble cossu de l’avenue Hector-Otto alerte la Sûreté publique quand il voit dix-huit portes de caves fracturées en cette période festive entre Noël et le jour de l’An.

L’enquête et les enregistrements de vidéosurveillance de la résidence ciblent vite un individu arrivé dans les lieux vers minuit trente.

Avec le concours d’Interpol, les traces papillaires correspondent à un jeune homme prénommé Houcine. Le ressortissant du Maghreb est vite localisé après avoir endossé le rôle inversé du Père Noël.

L’instruction poussée du président Jérôme Fougeras-Lavergnolle (assesseurs: Geneviève Vallar et Virginie Hoflack, ndlr), même si l’on remet les compteurs à zéro, semble avoir ravivé la mémoire défaillante de l’intéressé. "Vous n’aviez aucun souvenir l’année dernière au cours de votre interrogatoire par les policiers. Aujourd’hui, après le rappel des faits votre amnésie persiste-t-elle?"

Le voleur: "J’ai un vague souvenir"

" J’ai un vague souvenir, accorde le détenu, car j’avais beaucoup bu avec un ami. Je passais par là pour me rendre à Nice avec mon scooter. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je le reconnais: j’ai fracturé des portes avec un tournevis."

"Mais on vous voit arriver sans rien et repartir cinq heures plus tard avec un sac à dos, renchérit le magistrat. On constate également la disparition d’un ordinateur portable, d’une valise, de voitures de collections et de vases en porcelaine…"

"Je ne pense pas les avoir dérobés, estime le jeune homme. J’étais alcoolisé. Je voulais rentrer chez moi. Comme je ne travaille pas, j’ai souvent des problèmes d’argent…"

"Il veut s’engager dans la Légion étrangère"

Dans ses réquisitions, le procureur Alexia Brianti met en exergue le parcours délinquant du prévenu. "Il était sorti de prison en octobre quand il a volé en décembre à Monaco. On a trouvé sur place tournevis, marteau et des cadenas cassés. Prenez en compte ses antécédents judiciaires en France. Il a déjà effectué 97 jours de détention préventive sous écrou extraditionnel. Une peine d’un an me paraît justifiée."

Comme son client restera derrière les barreaux au moins jusqu’en avril, une fois retranchées la détention pendant son extradition et l’habituelle remise de peine, Me Arnaud Cheynut force sa plaidoirie sur une condamnation assortie du sursis.

"Il a compris qu’il n’avait plus aucune issue. Or, il assume sa responsabilité malgré une vie loin d’être facile. Ce personnage a compris que son comportement est propice aux sanctions lourdes. Il a un projet de s’engager dans la Légion étrangère. Il n’y a jamais eu de parties civiles. Tendez-lui les bras au moment où il veut en finir avec cette existence d’échec…"

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public: un an ferme!


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