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Il accumule 2.500€ de repas non payés et écope d'un mois de prison ferme

Mis à jour le 09/12/2016 à 05:11 Publié le 10/12/2016 à 07:53
Illustration champagne.

Illustration champagne. Photo DR

Il accumule 2.500€ de repas non payés et écope d'un mois de prison ferme

Il écope d'un mois ferme pour ce troisième repas non payé.

Peter collectionne les ardoises en Principauté. Et, du même coup, les peines de prison pour grivèlerie. Ce directeur financier néerlandais a, semble-t-il, entrepris une tournée des grandes tables de la Principauté sans verser le moindre argent.

Sanctionné pour des impayés de 1.280 euros à L'Hermitage et 680 euros au Café de Paris, entre les 12 et 15 novembre 2016, ce solide gaillard de 33 ans a remis le couvert, deux jours après sa sortie de la maison d'arrêt.

Samedi 3 décembre, il s'est offert une grande bouffe aux frais du Quai des Artistes, restaurant situé sur la rive ouest du port Hercule. Au moment de régler l'addition de 565 euros, cet individu a fait un doigt d'honneur… Au regard de la note, le dîner était presque parfait: saumon fumé, soupe de poisson, champagne Cristal Prestige, sept vodkas… Mais pas du goût du patron qui a fait appel aux policiers.

"La mémoire qui flanche…"

"Vous avez dans les poches une somme de 16€, note le président Florestan Bellinzona, et vous déclarez aux agents que vous avez trop bu. Vous ne vous souvenez de rien. Vous avez le syndrome de Korsakoff, un trouble de la cognition lié à l'alcoolisme chronique. Donc la mémoire d'un poisson rouge… En fait, d'après le psychiatre du CHPG, vous n'avez aucune pathologie mentale. C'est surtout un problème avec la boisson."

Sur un ton suffisant, les yeux mi-clos et le déraisonnement inepte, le prévenu essaie de minimiser les faits. "J'avais une carte de crédit et une pièce d'identité dans la chaussure!

- Mais vous étiez incapable de payer, lance le magistrat. Pourquoi ce refus?

- Parce que j'étais ivre!

- C'est faux! On vous a laissé le temps de vous dégriser. Et à 0.60 mg/l, on n'est pas totalement inconscient. Vous sortez de prison pour la même infraction. Vous comparaîtrez en mars pour des faits identiques. Chaque fois vous avez la mémoire qui flanche…"

"Un manipulateur!"

Le procureur Cyrielle Colle trouvera étonnant que le prévenu, lors de sa précédente incarcération, n'avait aucun moyen de paiement. Deux jours après sa libération, comment a-t-il pu récupérer une carte bancaire? Réponse bancale: au consulat. Comme la démarche est absurde et utopique, le détenu s'empêtre dans une histoire de listes sans fondement.

Dans ses réquisitions, la représentante du ministère public analysera le comportement du prévenu. "Il démontre que ce personnage apprécie de vivre sur le dos des établissements monégasques. Auparavant, il avait des problèmes cardiaques. Aujourd'hui, c'est le foie qui est malade. C'est un manipulateur! Un alcoolique! Une attitude déplorable et pas acceptable. Un mois de prison ferme."

Me Xavier-Alexandre Boyer jouera les contorsionnistes pour convaincre les juges. "Mon client est-il malade ou bon comédien? Le médecin a tout de même confirmé une pathologie mentale. Le condamner à une peine de prison ne servira à rien. Il faut le soigner. Faites preuve de clémence…"

Le tribunal s'en tiendra aux réquisitions du ministère public. Et le prévenu déclamera une litanie de stupidités pour poursuivre sa défense.


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