“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Huit jours de prison ferme pour la nounou voleuse

Mis à jour le 23/12/2016 à 05:04 Publié le 23/12/2016 à 05:04
La nounou avait subtilisé le téléphone portable d'un enfant de ses employeurs.

La nounou avait subtilisé le téléphone portable d'un enfant de ses employeurs. archives NM

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Huit jours de prison ferme pour la nounou voleuse

On se défendrait d'être suspicieux envers une « nounou », septuagénaire de surcroît.

On se défendrait d'être suspicieux envers une « nounou », septuagénaire de surcroît. Cette pensée a évidemment traversé l'esprit d'un couple de Monégasques qui avait décidé de confier leurs garçons à une garde d'enfants. Mais la dernière audience du tribunal correctionnel a montré qu'une morale laxiste conduit souvent à l'altération certaines des relations professionnelles entre une employée et un employeur à domicile.

Aujourd'hui, cette retraitée cannoise qui cherchait un complément de revenu est vilipendée, d'une part, par les parents pour avoir volé un téléphone portable, et condamnée, d'autre part, par la justice à huit jours d'emprisonnement ferme pour cette infraction. Alors comment est-on passé d'inquiétude à défiance, puis à l'accusation de cette dame âgée ?

Le 8 juin dernier, comme tous les mercredis, la nounou accompagne les deux adolescents à l'école de danse. Une fois le cours terminé, un des gamins est surpris de ne plus retrouver son smartphone. Le soir, il en fait part à ses parents… Comme ces appareils sont de véritables « mouchards » en puissance, le père ouvre sur son portable l'application de géolocalisation et le signal correspondant est émis de Cannes, dans la rue où réside justement la septuagénaire… Les éléments sont fournis à la Sûreté publique.

« Un des enfants a dû le faire tomber »

Comme la prévenue est absente à la barre, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle détaille les grandes lignes de l'enquête. « À l'école de danse, on visualise les enregistrements de la caméra fixée à l'entrée des vestiaires. Sur la durée correspondante, on voit une seule personne pénétrer : la nounou. Contactée, l'employée nie toute appropriation frauduleuse et affirme qu'elle a dormi à Nice ce fameux soir chez sa fille. »

Les policiers ne lâchent pas prise et ils insistent tellement que la garde d'enfants finira par restituer le mobile. En assurant : « Je l'ai retrouvé dans mon sac. Un des enfants a dû le faire tomber à l'intérieur… ». Puis, la nounou disparaîtra des écrans radar et ne répondra plus aux convocations des enquêteurs. « Cette dame est connue défavorablement par la police et elle semble vivre d'escroquerie… », précisera le magistrat avant de passer la parole au ministère public.

« Les faits sont établis le 8 juin et c'est seulement six jours plus tard que la prévenue va trouver avec étonnement le téléphone dans son sac, récapitule le procureur Cyrielle Colle. Sa mauvaise foi m'incite à demander deux mois d'emprisonnement assortis du sursis. » Devant cette attitude de déni absurde, le tribunal optera pour une peine de huit jours de prison par défaut. L'incompréhension a ses raisons que l'intelligence ne comprend pas !


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.