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Huit jours avec sursis pour un «pied nickelé du vol»

Un homme a écopé d’un «avertissement», hier au tribunal correctionnel, après avoir volé un pantalon et tenté de voler une veste à Zara. Son conseil a mis en avant son manque d’expérience

Nicolas Hasson-Fauré Publié le 11/05/2016 à 12:02, mis à jour le 11/05/2016 à 12:04
Le tribunal de Monaco.
Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

Il est un «pied nickelé du vol». La formule vient de son avocat, au moment d’expliquer les faits qui conduisent son client à la barre du tribunal correctionnel de Monaco, hier. Hadji M. a volé et tenté de voler un pantalon et une veste au magasin Zara installé non loin de la place du Casino. Et pour se défaire des antivols, le prévenu s’est servi du couteau qu’il utilise pour ouvrir des huîtres, dans la poissonnerie où il travaille. La marque d’un manque d’expérience en matière de vol, selon son conseil.

Les faits se déroulent un jour de mars dernier. Des policiers se trouvent dans la boutique de prêt à porter. Ils sont là pour prendre contact avec une vendeuse qui doit être entendue dans le cadre d’un autre vol, sans lien avec les faits reprochés au Comorien de 35 ans domicilié à Nice, engoncé dans une épaisse doudoune noire malgré la chaleur qui enserre la salle d’audience.

Le pantalon sous le jogging

Sauf qu’au moment de l’arrivée des fonctionnaires de police, un employé s’approche d’eux. Il leur indique qu’une «tentative de vol est en cours», comme le restitue le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Les policiers l’attendent en dehors du magasin. Au moment où le prévenu en sort, il a enfilé un pantalon sous son survêtement.
«La vendeuse s’est souvenue qu’il était certainement l’auteur d’une tentative de vol en février», précise la substitut du procureur Cyrielle Colle.

 

«Vous faites ça pour quoi, Monsieur? Pour faire des économies? Pour revendre?», demande Jérôme Fougeras-Lavergnolle sur le ton compréhensif qu’il quitte rarement.

«Pour l’utiliser», répond le prévenu avec sa voix basse, en mâchant un peu ses mots. Cyrielle Colle requiert huit jours d’emprisonnement avec sursis «à titre d’avertissement».

En défense, Me Daniel Tamisier insiste sur le côté épisodique de l’infraction: son client est «incapable de casser un antivol», ce qui est «pourtant le b.a.-ba» du voleur. Il demande une sanction «mesurée», qui n’empêcherait pas le prévenu de travailler à Monaco. Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

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