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Fan de la famille princière de Monaco, elle se fait encore refouler

Mis à jour le 29/01/2021 à 20:42 Publié le 29/01/2021 à 20:40
Il est reproché à la prévenue de s’approcher un peu trop près de la famille princière à chaque fois qu’elle en a l’occasion.

Il est reproché à la prévenue de s’approcher un peu trop près de la famille princière à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Photo d’illustration J-F. O

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Fan de la famille princière de Monaco, elle se fait encore refouler

Elle avait interdiction de pénétrer sur le territoire monégasque, mais cette Canadienne s’est à nouveau approchée un peu trop près du Rocher. Dernier avertissement avant la case prison !

C’est une inconditionnelle de la famille princière pétrie d’affection pour les Grimaldi. Dès que cette quinquagénaire aperçoit le souverain et son épouse, elle ne peut s’empêcher de les approcher. Un peu trop admiratrice d’un peu trop près.

Même si toute espèce de tension ou d’ambiguïté se limite à des rapports cordiaux, des obligations d’allégeance s’imposent.

A cet effet, le ministre d’État avait pris des mesures sécuritaires à l’époque pour éviter la succession des « comportements débordants » : le refoulement du territoire national pour cette femme de nationalité canadienne.

Des mesures dont elle avoue ne pas comprendre, ni mesurer, la portée à l’audience.

"L’État ne veut plus vous voir ici"

Le 14 octobre dernier, la prévenue était encore interpellée sur le Rocher au moment d’assister à une conférence littéraire au musée océanographique.

« Vous aviez déjà fait l’objet d’une infraction le 7 janvier 2020, lui rappelle la présidente Françoise Barbier-Chassaing, avec une peine de huit jours avec sursis. Et vous récidivez ! Ne recommencez plus. Sinon vous écoperiez d’une sanction avec de l’emprisonnement ferme. C’est clair : l’État ne veut plus vous voir sur le territoire monégasque. Si vous continuez vous allez au-devant de graves ennuis. »

En se plaçant délibérément sur l’incompréhension, obéirait-elle à un instinct forgé d’indifférence ? Avec son accent québécois, cette dame souriante s’étonne d’avoir commis un délit. « Je croyais que l’interdiction était valable trois ans… Comment vais-je faire pour éviter Monaco avec les transports en commun ? »

Dans ses réquisitions, la procureure Alexia Brianti est formelle : « La mesure de refoulement n’a jamais été établie pour trois ans. Il lui avait été expliqué clairement la dernière fois de respecter l’interdiction tant que le Ministre d’État ne levait pas la consigne. »

Entêtement?

Puis la représentante du parquet fait allusion à « l’attirance particulière de Madame pour la Principauté afin d’accéder auprès de la famille princière.

Elle a des antécédents psychiatriques ! Que faire face à cet entêtement ? La liberté d’épreuve, les amendes ne sont pas adaptées. Seul un emprisonnement ferme de huit jours répondrait efficacement à ses agissements. »

Aussitôt Me Sophie-Charlotte Marquet réagit avec force et détermination.

« Une peine ferme n’est pas appropriée. Faites bénéficier ma cliente des circonstances atténuantes. Elle n’a pas sa place en prison. Ni l’intention de commettre la moindre infraction. Cette dame assistait à une conférence où elle était invitée.

Elle pensait se présenter sur le territoire monégasque avec une mesure de refoulement devenue caduque.

A son âge, elle peut subsister grâce à des leçons d’anglais professées par-ci, par-là. Une peine d’amende serait difficile à supporter et à régler. Elle n’est source d’aucun comportement dangereux. Faites preuve de clémence. »

Le tribunal, touché par l’émotion d’apercevoir le seul bonheur d’une dame si tôt perdu, a montré un élan d’abnégation afin d’éviter son incarcération. « Vous êtes condamnée à 200 € d’amende, lance la présidente. Mais ne remettez plus les pieds en Principauté. Sinon c’est direction la maison d’arrêt. »

Déjà trois comparutions pour les mêmes faits

Cette quinquagénaire canadienne s’était déjà présentée le 7 janvier 2020 à l’audience du tribunal correctionnel. La justice lui reprochait une infraction à la mesure de refoulement qui lui avait été notifiée le 3 juillet 2017 à la suite d’un comportement obsessionnel envers la famille princière.

Enseignante à l’époque, la prévenue qui résidait à Roquebrune-Cap-Martin s’était fait remarquer le 23 août 2019, vers 15 heures, pour un litige sur une note à payer au Novotel. La direction avait aussitôt informé la Sûreté publique. Au cours du contrôle, les policiers avaient constaté sa présence sur le sol monégasque.

Le ministère public lui avait alors rappelé qu’elle savait parfaitement que depuis le 14 avril 2017, elle ne pouvait plus venir à Monaco et sans date limite. Une peine de huit jours avec sursis avait été requise à cette audience de 2017 et la prévenue avait été informée qu’une prochaine fois elle comparaîtrait dans le cadre de l’audience de flagrance avec une peine de prison ferme. En 2020, le tribunal avait pourtant prononcé une peine identique…

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