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Extension en mer: une entreprise monégasque condamnée pour avoir établi un faux certificat de conformité

Mis à jour le 21/02/2020 à 07:45 Publié le 21/02/2020 à 07:45
L’État a confirmé que cette affaire n’avait aucune conséquence sur le chantier de l’extension en mer.

L’État a confirmé que cette affaire n’avait aucune conséquence sur le chantier de l’extension en mer. Photo archives Dylan Meiffret

Extension en mer: une entreprise monégasque condamnée pour avoir établi un faux certificat de conformité

Quand on emploie un volume impressionnant de 68.400 m3 de béton, afin d’asseoir l’extension en mer sur les rives du Portier, il est bon de privilégier une qualité irréprochable du matériau.

Une priorité affichée par la société Bouygues Constructions afin de concevoir une formule de béton unique pour édifier les dix-huit caissons destinés à contenir le terre-plein.

Soucieux de maintenir les propriétés constantes de la composition du mortier dans le temps et résister aux contraintes des forces de contact comme aux réactions chimiques, le groupe de travaux publics s’est référé aux avis d’entreprises spécialisées.

>>RELIRE. La Principauté a déjà gagné 6 hectares, où en est le projet d'extension en mer de Monaco?

Condamné deux fois en France pour faux en écriture

À ce stade, la SARL "La Monégasque de travaux spéciaux" était chargé de faire des prélèvements afin de s’assurer de la qualité constante du matériau pour la société "Sigma Béton".

Mais entre avril et mai 2017, le maître d’œuvre interrogeait cette dernière entreprise: deux documents étaient sujets à caution par leurs contenus controuvés. Une rapide investigation mettait en cause le gérant de la SARL monégasque.

"Il avait falsifié les mesures, indique le président Florestan Bellinzona(*) à la lecture du PV, car les échantillons avaient été perdus. Reprendre l’opération depuis le début aurait, d’après ses allégations, entraîné des préjudices sur les délais."

Le prévenu était absent à l’audience et aucun autre détail complémentaire ne transparaissait sur la manière d’établir les documents discutés.

Excepté les casiers judiciaires de l’intéressé: condamné deux fois en France pour faux en écriture privée et homicide involontaire sur le lieu de travail. En Suisse, il est juste question d’amende.

À l’heure des réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff est étonné de la réticence du gérant d’une société monégasque de comparaître devant ce tribunal afin de s’expliquer sur la qualité de garantie du chantier.

"Ce n’est pas l’élève primaire qui a substitué une note de son professeur. C’est plus grave ! Car il s’agit de techniques spéciales! Au lieu d’évoquer le problème, ce personnage préfère faire des faux. Va-t-on tolérer un tel manquement parce qu’un grand groupe leur met la pression ? Il n’est pas le gérant soucieux de l’intérêt du travail. Entrez en voie de condamnation avec une amende de 10.000 euros."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.


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