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"Excédée par le confinement" et expulsée d'un bar de nuit, elle agresse une policière à coups de talon aiguille à Monaco

Mis à jour le 12/06/2020 à 08:48 Publié le 12/06/2020 à 09:45
Les blessures ont valu cinq jours d’ITT à l’agent de la Sûreté publique.

Les blessures ont valu cinq jours d’ITT à l’agent de la Sûreté publique. Photo illustrations F. Bouton et S. Botella

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"Excédée par le confinement" et expulsée d'un bar de nuit, elle agresse une policière à coups de talon aiguille à Monaco

Le comportement d’une jeune marseillaise mécontente d’être expulsée d’un établissement de nuit, aux premières heures du confinement, a été sanctionné par la justice à Monaco.

Elle a sorti sa botte secrète! Une Marseillaise de 27 ans a utilisé sa chaussure à talon aiguille pour agresser une policière le 15 mars dernier, à minuit. Tous les restaurants, bars, discothèques de la Principauté devaient alors tirer le rideau au passage de cette vingt-quatrième heure afin de respecter l’entrée en vigueur du confinement. Mais la jeune femme n’avait nullement l’intention de se plier aux règles de distanciation sociales et autres gestes barrières imposés par les autorités monégasques afin de lutter contre la pandémie.

Fortement alcoolisée, cette décoratrice d’intérieur s’est saisie de son escarpin afin de cristalliser soudain sa rancœur de l’uniforme au moment où les forces de l’ordre faisaient évacuer le Sass Café. Elle s’est retrouvée devant le tribunal correctionnel.

"Pourquoi autant de haine et de violence?"

"Pourquoi autant de haine et de violence?", demande le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. "J’avais beaucoup bu et j’étais énervée, répond la cliente récalcitrante pour expliquer son comportement inconsidéré. Je fêtais mon anniversaire… Je traverse une passe à problèmes… Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête. Excédée par le confinement, j’ai ressenti un stress intense et l’abus de boissons a fait le reste. C’est étonnant de ma part…"

La policière, à la barre, décrit sa peur et sa douleur face à "une personne vindicative et agressive dès la première seconde. Quand j’ai reçu les coups de talon aiguille, c’était intolérable! Insupportable. J’étais choquée car on voulait juste lui demander de sortir. Blessée, j’ai fini à l’hôpital avec cinq jours d’ITT."

Un collègue raconte ensuite les efforts entrepris pour calmer cette furie. Sans succès! "On a voulu la conduire au CHPG. Elle vociférait des insultes en permanence. Madame ne s’est jamais excusée…"

"C’était inimaginable"

L’avocat des parties civiles, Me Hervé Campana, bien que conscient que cette période de crise sanitaire conduirait à des manquements aux règles de prudence, est intransigeant.

"Là, c’était inimaginable! Des outrages, menaces de mort, des actes de rébellion. Les excuses prononcées à l’audience n’effacent pas les infractions. 1.800 euros de préjudice pour la victime et 1.000 euros pour l’autre plaignant!"

Le premier substitut Olivier Zamphiroff fait part de la chance de la prévenue. "Elle aurait dû comparaître en flagrant délit. Mais les nécessités d’urgence s’abattaient sur notre juridiction. Pour une première condamnation, restez sur une peine de prison avec sursis, entre un et deux mois."

"Elle a honte de son comportement"

La défense n’évoquera jamais l’usage d’un talon aiguille comme arme. Pour Me Lucas Montagnier, du Barreau de Marseille, "il est plutôt rare de comparaître avec un casier vierge devant une juridiction répressive. Odieuse en paroles cette soirée-là, ma cliente ne s’est pas reconnue. Elle souhaitait seulement souffler ses vingt-sept bougies entourée d’amis. Elle a honte de son comportement. Elle est venue faire amende honorable."

À l’issue du délibéré, le tribunal a limité la peine à quinze jours d’emprisonnement avec sursis et aux versements de 1.000 euros pour la policière et de 500 euros pour son collègue.

 


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