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Etalon mort d'épuisement à Cagnes: le prévenu a fait subir "un véritable parcours du combattant à son cheval"

Mis à jour le 24/09/2020 à 07:07 Publié le 23/09/2020 à 23:10
Ce mercredi, le procureur de la République a requis 3 mois de prison avec sursis et l’interdiction de posséder un animal domestique à l’encontre du cavalier de Flogas Sunset Cruise. Un cheval de 10 ans qui est mort lors du GPA Jump festival organisé à l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer, ici en avril 2019 lors du Jumping de printemps.

Ce mercredi, le procureur de la République a requis 3 mois de prison avec sursis et l’interdiction de posséder un animal domestique à l’encontre du cavalier de Flogas Sunset Cruise. Un cheval de 10 ans qui est mort lors du GPA Jump festival organisé à l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer, ici e... Photo Dylan Meiffret

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Etalon mort d'épuisement à Cagnes: le prévenu a fait subir "un véritable parcours du combattant à son cheval"

L’audience dans l’affaire du décès de l’étalon, Flogas Sunset Cruise, s’est tenue ce mercredi. Le cavalier mis en cause était absent au tribunal. Trois mois de prison avec sursis ont été requis à son encontre.

Poursuivi pour "sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique", Kevin Thornton, cavalier irlandais de 32 ans, était absent à l’audience du tribunal correctionnel de Grasse, ce mercredi matin.

On lui reproche d’avoir épuisé sa monture au cours d’un entraînement à l’occasion du GPA Jump festival, le 10 octobre 2016 à l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer.

L’étalon gris de 10 ans, Flogas Sunset Cruise, est mort au cours d’une séance d’entraînement sur la piste de galop.

"Sévices volontaires"

Dans cette affaire qui a suscité l’émotion, de nombreuses associations de défense des animaux se sont portées parties civiles: le collectif One Voice, mais aussi la fondation Brigitte Bardot, la ligue Française pour la protection du cheval ou encore la fédération des SPA. L’hippodrome de la Côte d’Azur s’est aussi constitué partie civile.

En ce jour de repos acté lors du GPA Jump festival, le prévenu a manifestement voulu "donner une leçon, en faisant subir un véritable parcours du combattant à son cheval", a mentionné, ce mercredi, l’avocat de l’hippodrome de la Côte d’Azur, Me Bernard Rossanino.

Pourtant "qui veut voyager loin ménage sa monture", a-t-il appuyé. Ce qui n’a pas été le cas, selon l’avocat qui a évoqué "des sévices volontairement infligés".

Et d’énumérer: deux tours de piste à fond de train, "en le cravachant, sur un revêtement spécial, destiné aux galopeurs alors que ce cheval était un cheval de jumping, de sauts d’obstacles".

"Hennissant à la mort", comme l’ont mentionné plusieurs témoins, l’étalon gris s’est finalement "écroulé pour rendre son dernier souffle sans que son cavalier ne semble éprouver la moindre compassion".

Bien que les instances disciplinaires de la Fédération équestre internationale (FEI) l’aient condamné à quatre mois de suspension et une amende de 5.000 francs suisses (environ 4.646 euros), le cavalier a été poursuivi, ce mercredi, au pénal.

"Faire de mon cas un exemple"

Grand absent de cette audience, Kevin Thornton a pris rarement la parole publiquement. En 2017, il a déclaré au site Internet, l’Eperon, spécialiste du monde équestre: "Aucune preuve matérielle n’a été trouvée lors de l’autopsie pour prouver qu’un abus avait eu lieu".

À l’époque, il a confié: "J’ai l’impression que la FEI a voulu faire de mon cas un exemple".

Délibéré attendu le 26 novembre

Ce qu’il y a de plus indigne s’étonne le procureur de la République c’est que "le prévenu soit un professionnel qui a soumis sa monture à une sorte de surrégime".

Il a requis trois mois de prison avec sursis et l’interdiction de posséder un animal domestique et d’exercer une profession en lien avec les faits reprochés.

Le tribunal rendra son délibéré le 26 novembre.


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