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Enfant giflé : 800 € d'amende

Mis à jour le 16/06/2016 à 05:07 Publié le 16/06/2016 à 05:07
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Cyril Dodergny

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Enfant giflé : 800 € d'amende

Dans la plupart des pays, aucune peine n'est prévue pour protéger les enfants contre gifle et fessée. Monaco, en revanche, applique une législation conforme avec la charte défendue par le Conseil de l'Europe.

Un ressortissant italien vient d'en faire les frais, condamné à 800 € d'amende par le tribunal correctionnel pour avoir giflé un enfant. Le 25 mai 2016, le prévenu conduit son fils de 10 ans à l'école Saint-Charles. Devant l'établissement, un gamin jette un caillou en direction du père et de son garçon.

 

« Y avait-il une raison ? » demande le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Réponse du père : « Presque tous les matins, ce même garnement nous lance des jurons. Cette fois, je lui ai couru après pour le réprimander. Je l'ai saisi par le bras droit, sans serrer, et j'ai levé la main sans le toucher. Puis je suis parti… »

Pourtant, la victime, dans sa déposition, évoque le contraire. « Je n'ai rien jeté. Comme le père venait vers moi, j'ai fui. Mais il m'a rattrapé et pris par le tee-shirt et j'ai reçu une claque avec une menace : la mort va venir… »

Après un rappel des faits, le procureur général Jacques Dorémieux se base sur le certificat médical. « Il correspond aux conséquences possibles de la réaction du prévenu. » La peine ? Entre quinze jours et un mois d'emprisonnement avec sursis, liberté d'épreuve pendant deux ans, obligation de soins.

La défense s'étonne de ces réquisitions. « Mon client est atteint de la maladie de Parkinson depuis l'âge de trente-trois ans, plaide Me Pierre-Anne Noghès-Dumonceau. Il a perdu son emploi et il trouve encore la force d'accompagner son jeune fils à l'école. Or, à la lecture du dossier, cet homme est agressé verbalement et il reste pourtant calme. À la suite du jet de pierre, il réagit d'une manière proportionnée, sans brutalité. D'ailleurs, quand l'assistante sociale a vu le gamin turbulent, il ne présentait aucune trace de coup. »

Et de poursuivre en haussant le ton : « C'est étonnant… L'enfant n'a pas été frappé et la scène s'est passée sans témoin ! En revanche, le prévenu a été menacé de mort par les parents et il se retrouve au poste de police tétanisé, traumatisé. Or, conduire son fils à l'école est sa seule joie. Prévoyez des soins, mais soyez indulgents. »

Le tribunal acquiescera, avec une peine d'amende.


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