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Énervée, elle froisse son PV et le jette sur un policier

Mis à jour le 17/07/2018 à 11:35 Publié le 17/07/2018 à 11:30
Illustration.

Illustration. Photo M.A.

Énervée, elle froisse son PV et le jette sur un policier

Déchirer son PV et insulter l'agent n'est jamais une bonne idée. Cette contrevenante en a fait les frais cette semaine à Monaco.

"Tout ça pour un PV à 22,50€? C’est éprouvant et on ne peut pas permettre d’en arriver à ce niveau!"

A la barre du tribunal correctionnel, l’avocat de la partie civile est ulcéré quand il décrit le comportement de la prévenue verbalisée pour conduire son véhicule avec le téléphone portable à la main.

"Cinq outrages sont constatés! confirme Me Hervé Campana. Non seulement cette dame conteste, mais elle va déposer plainte et menacer… C’est scandaleux! Mon client, fonctionnaire assermenté, en vingt ans de carrière, n’a jamais subi pareilles offenses, injures graves! Nous réclamons 400€ de préjudice moral. L’argent sera reversé aux œuvres de la police."

"Tu peux te le mettre..."

Face au président Jérôme Fougeras Lavergnolle, cette Néerlandaise quinquagénaire, résidant en Principauté, va tenir tête à l’accusation d’outrages à agent de la force publique.

"Vous avez roulé en boule l’avis de contravention, constate le magistrat, en le lui jetant dessus et en lui déclarant: “Tu peux te le mettre… Petit soldat, les Nazis aussi obéissaient aux ordres!” Vous avez augmenté le volume de la radio pour couvrir ses propos… Vous vous êtes mise dans un état d’extrême irritabilité dès que le policier vous a dressé le P.V. Il y a des gestes d’énervement qui peuvent avoir des conséquences fâcheuses."

La coupable minimise cette banale infraction au code de la route. Sur son visage, on perçoit encore quelques réminiscences de l’agitation provoquée par le différend quand elle décrit le sujet de discorde.

"Je me souviens de mes actes. J’avais le portable, je le tenais juste dans les mains. C’est vrai, j’ai bien froissé le carton jaune. Mais je n’ai pas augmenté le volume du poste de radio ni remonté la vitre de la portière. L’agent raconte n’importe quoi. Ce n’est pas correct de me qualifier d’hystérique…"

"Il a un toupet exagéRé"

Le président: "Pourtant, le sous-brigadier venu sur les lieux en renfort confirme vos propos!"

La prévenue: "Ce policier n’était pas là au moment des faits. Comment peut-il en témoigner? Il a un toupet exagéré…"

En réponse, la victime réitère les infractions en décrivant une personne passablement énervée et la façon d’écrabouiller, de manière ostentatoire, l’avis remis.

Dans ses réquisitions, le premier substitut Olivier Zamphiroff s’étonne des possibles détours fallacieux du témoin. "Les agents sont assermentés. Quel intérêt d’accuser faussement la contrevenante. Pour faire acte de générosité? Les constatations du gradé ne peuvent être remises en question. Madame est là pour entendre une condamnation à 1.000€ d’amende et doit être consciente que la prison peut être retenue."

Le tribunal prononcera une peine de 800€ d’amende et le versement de 200€ au plaignant.


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