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En tort, le plombier avait frappé un agent de sécurité sur un chantier de Monaco

Mis à jour le 28/10/2020 à 11:23 Publié le 28/10/2020 à 11:20
Bisbille aux Jardins d’Apolline.

Bisbille aux Jardins d’Apolline. Photo Illustration C.D.

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En tort, le plombier avait frappé un agent de sécurité sur un chantier de Monaco

Un plombier italien, déjà connu de la justice pour des faits de violence, a asséné un coup de poing à un agent de sécurité sur le chantier des Jardins d'Apolline. Le prévenu a été condamné par le Tribunal correctionnel de Monaco.

Un plombier italien de 30 ans s’avance à l’audience, la mine rébarbative. Il n’apprécie pas de comparaître pour l’infraction reprochée: des violences commises le 1er octobre 2019, sur le chantier des Jardins d’Apolline.

Ce jour-là, l’agent de sécurité lui indique son inconduite pour accéder sur son lieu de travail. Au lieu d’emprunter l’ouverture principale, l’ouvrier à l’habitude d’escalader la palissade arrière, du côté du boulevard Rainier-III. Une solution de facilité afin de stationner son deux-roues sur cette voie contiguë et éviter un long détour pour satisfaire aux consignes sécuritaires.

L’observation déplaît: un coup de poing vient frapper la face du plaignant.

"Il a rigolé…"

À la marche, le prévenu au regard sombre réfute la réaction imputée. "Le surveillant fermait habituellement les yeux sur ma façon de faire. Un jour, il m’a montré une photo pour en témoigner. C’était à 16h45, au moment de sortir. C’est un costaud! J’ai eu peur et je l’ai repoussé. Il a rigolé…"

Pour le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, l’intervention du vigile est logique: "Vous étiez en tort. Vous avez déjà été condamné en 2015 et 2016 pour violences. C’est la troisième fois…" Mais la partie civile craint l’attitude de l’auteur des faits au procès: dissimuler ses intentions, afin de couper court à tout élément pour justifier l’inacceptable.

"J’ai pour mandat, annonce Me Christophe Ballerio, de défendre une victime respectueuse, agressée sur son lieu de travail. Les faits sont parfaitement caractérisés et ressortent du dossier avec le certificat médical pour deux jours d’ITT. Sous le coup, mon client recule et le plombier revient une seconde fois pour en découdre. Les antécédents judiciaires témoignent d’un individu au comportement violent. Nous réclamons l’euro symbolique."

"Contexte tendu"

Dans ses réquisitions, le procureur général adjoint Olivier Zamphiroff réclame une peine d’amende de 500 à 900 euros ferme. "Condamnez l’intéressé avec une adéquation sur le casier judiciaire. Vous avez en face une personne qui travaille à Monaco. Le contexte dans ce chantier est tendu. On s’aime. On ne s’aime pas. Je n’ai pas ressenti un prévenu qui a reconnu son comportement et qui a présenté des excuses. Il doit toutefois continuer de travailler à Monaco."

Après en avoir délibéré sur-le-champ, le tribunal a condamné le coupable à une amende de 600 euros, plus l’euro symbolique réclamé par la partie civile.


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