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En pleine pandémie de Covid-19, il crache sur des policiers à Monaco

Mis à jour le 22/05/2020 à 19:23 Publié le 22/05/2020 à 19:23
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo C. D.

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En pleine pandémie de Covid-19, il crache sur des policiers à Monaco

Lundi 18 mai, un Vénézuélien complètement ivre a été arrêté par la Sûreté publique de Monaco. Au poste de police, il s'est montré violent, crachant même au visage d'un fonctionnaire.

Les Saints de glace, fêtés en ce moment, n’auront pas rafraîchi la mémoire d’un Vénézuélien.

Cet homme de 24 ans, sans profession et résidant en Principauté, était tellement saoul qu’il ne se souvient plus des outrages et violences infligés à quatre agents de la Sûreté publique après son interpellation, ce lundi 18 mai, vers 17h, sur le parvis du stade Louis-II.

Il a comparu menotté, mardi, à l’audience de flagrance où il a réfuté toute agression physique envers les fonctionnaires.

"Il m’a craché au visage!"

Le calme affiché par le prévenu dans le box serait-il une façade? En vérité, ce personnage aux allures de lutteur est un sanguin. Surtout quand il a bu six bières et une bouteille de vin.

Avec une alcoolémie de 2,60 grammes dans le sang, il a vu rouge dès sa rencontre avec son ancienne compagne. Importunée et apeurée, la jeune femme a recherché l’aide de policiers.

Aussitôt conduit au CHPG, ce ressortissant d’Amérique du Sud a complètement disjoncté dès qu’il s’est retrouvé en milieu hospitalier.

"Il m’a craché au visage, affirme un des plaignants. Puis, il a donné des coups de pied au collègue. On a essayé de le calmer, de parlementer. C’était pire au retour dans les locaux de la rue Suffren-Reymond afin de le mettre dans une cellule. Il s’est totalement déchaîné au point que nous avons dû faire usage de la force pour le menotter. J’ai d’ailleurs été blessé avec une ITT de trois jours."

Pas de clémence

S’il reconnaît les faits de rébellion, le prévenu nie en bloc toutes les autres accusations.

"Je n’en veux pas à la police. Je cherche à soigner mon addiction. J’ai entamé des démarches, mais impossible de poursuivre. Je n’ai pas de sécu pour m’aider. Je fais tout pour trouver un emploi…"

"Cet homme a subitement montré de la haine envers l’uniforme, plaide Me Hervé Campana, conseil des parties civiles. Il a craché en période de pandémie. C’est mettre en danger mes clients."

La procureure Alexia Brianti enchaîne: "Monsieur porte atteinte à l’autorité de l’État et des gens qui ont fait leur travail. La justice avait fait preuve de clémence la dernière fois. Il n’a pas su en profiter. Prononcez un emprisonnement ferme de quatre mois en tenant compte de ses antécédents".

"Mon client a besoin d’aide, implore Me Clyde Billaud. La prison est-elle une solution? Je ne crois pas. Son rétablissement passe par des soins. Mais sans soutien, comment poursuivre une thérapie sérieuse? Comment indemniser la partie civile avec l’absence d’emploi?"

Le tribunal s’en tiendra aux réquisitions du ministère public.


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