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En moins de 4 ans, elle soutire 120.000 euros à son employeur

Mis à jour le 07/05/2016 à 05:07 Publié le 07/05/2016 à 10:15
Des billets de 500 euros.

Des billets de 500 euros. Photo DR

En moins de 4 ans, elle soutire 120.000 euros à son employeur

"Cette femme avait le poste idéal pour détourner l'argent. Elle est impardonnable d'avoir trahi la confiance".

"Vous êtes embauchée le 27 novembre 2009 et vous commencez vos ponctions d'argent dès le mois de décembre. Au cours de l'été 2013, pendant vos vacances, votre employeur s'aperçoit des détournements. Convoquée, vous avouez, vous prenez des engagements, puis vous êtes licenciée le 26 décembre. Soutirer plus de 120.000 euros, c'est énorme! Qu'en avez-vous fait? Aviez-vous conscience du danger?"

Pour la prévenue, il fallait assurer "les dépenses personnelles, comme loyers, courses, etc. Je n'ai pas de sacs Chanel, Vuitton ou bijoux… J'avais la procuration sur le compte. J'étais prise dans un engrenage, inconsciente, avec un salaire mensuel de 1.800 euros. J'étais sûre de me faire prendre un jour… J'ai consulté un psychologue pour comprendre. Mais je ne suis pas kleptomane."

Son patron, dépité, ajoute: "Les dépenses alimentaires, je peux comprendre. Mais j'ai découvert qu'elle payait des abonnements au Méridien et des places pour les matches de tennis pour sa famille et ses copains". Me Patrick Luciani réclame pour la partie civile la somme de 180.000 euros.

Après un rappel des faits, le procureur Alexia Brianti poursuit: "Cette femme avait le poste idéal pour détourner l'argent. Elle est impardonnable d'avoir trahi la confiance. Elle a pu arranger les comptes, ne rien inscrire sur les souches, égarer les factures, etc. Le tribunal peut entendre les frais de séparation. Mais pas les dépenses somptuaires pour s'assurer un train de vie confortable [...]" 

Huit mois d'emprisonnement assortis du sursis, liberté d'épreuve pendant cinq ans et l'obligation de rembourser seront demandés.

Pour terminer, Me Charles Lécuyer retracera le parcours difficile de la séparation. "Son époux l'a quittée et ma cliente ne reçoit pas de pension. Seule et sans argent, elle a perdu pied. Elle a honte aujourd'hui, car sa situation précaire l'oblige à être hébergée au gré des possibilités. [...] Aidez-la…"

 Le tribunal a mis l'affaire en délibéré jusqu'au mardi 24 mai.


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