“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

En instance de divorce, une femme accuse son mari de lui avoir volé son fauteuil roulant

Mis à jour le 12/10/2018 à 14:10 Publié le 12/10/2018 à 14:00
"A aucun moment j’ai donné l’autorisation d’effectuer une réparation", affirme l'épouse.

"A aucun moment j’ai donné l’autorisation d’effectuer une réparation", affirme l'épouse. Illustration archives NM

En instance de divorce, une femme accuse son mari de lui avoir volé son fauteuil roulant

Une femme, atteinte de sclérose en plaques, avait accusé son mari de lui avoir volé son fauteuil roulant électrique. Une plainte sur fond de divorce et de relations houleuses.

C’est une histoire sordide, sur fond de divorce.

Devant le tribunal correctionnel, une femme, atteinte de sclérose en plaques, accuse son mari de lui avoir volé son fauteuil roulant électrique, laissé le 20 décembre 2017, vers 19 h, dans le hall de son immeuble du 1, rue Grimaldi.

Pour la plaignante, son conjoint, car ils sont toujours mariés, met tout en œuvre pour lui rendre la vie impossible depuis sa décision d’entamer une procédure de séparation.

L’époux réfute toute malversation. Il affirme qu’il avait l’accord de sa femme pour s’occuper de la remise en état de l’appareil motorisé. Malgré la rupture entamée de leur union, il s’interdit tout sentiment d’abandon envers son épouse.

"vous vouliez subtiliser le fauteuil?"

A l’audience, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle rejette d’emblée la nullité soulevée par la défense: l’absence de la signature de l’huissier sur la citation à comparaître.

Puis, le magistrat essaie d’y voir clair dans cet imbroglio. D’autant qu’il n’existe pas de vol entre époux selon le code pénal. Sauf s’il porte sur un objet indispensable à la vie quotidienne.

"La vidéo montre l’emplacement du véhicule dans le hall et on vous voit ressortir avec quelque chose d’imposant. Vous vouliez subtiliser le fauteuil?" Le sexagénaire reconnaît avoir pris le siège électrique à la demande de sa femme.

"Elle a imaginé
cette affaire"

Mais l’épouse infirme le témoignage: "A aucun moment j’ai donné l’autorisation d’effectuer une réparation." Alors, le conjoint, révolté, assure: "Elle a imaginé cette affaire depuis que j’ai décidé de divorcer. Comme notre séparation porte sur des litiges financiers, elle multiplie les actes malveillants."

La partie civile estime à 10.000 € le préjudice moral et 2.100 € pour le fauteuil roulant.

Son conseil, Me Raphaëlle Svara, est convaincu de la soustraction frauduleuse de l’appareil de sa cliente et de son indispensabilité pour assurer sa mobilité.

"Dans l’état de déliquescence des relations, je ne vois pas comment éviter une peine d’amende de 1.000 € d’amende au prévenu", requiert le premier substitut Olivier Zamphiroff.

"Entre l'amour et la haine, il y a un si grand pas"


La défense, tout en respectant la maladie du système nerveux central de la plaignante, doute de sa sincérité.
"Rien, dans le dossier pénal, indique que le fauteuil est indispensable, relève Me Sébastien Zaragoci, du barreau de Nice. Or, Madame reste un mois sans cet appareil. Je m’étonne que personne n’en parle. N’avait-elle pas l’usage de ses jambes en ce temps-là? En fait, ce siège électrique n’était pas nécessaire car la plaignante disposait d’un autre en secours. La soustraction n’est donc pas frauduleuse. Mais entre l’amour et la haine il y a un si grand pas…"

Le tribunal relaxera le prévenu au bénéfice du doute, et déboutera la partie civile de ses demandes.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct