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Elles avaient dérobé plus de 120.000 euros à Monaco: deux voleuses recherchées

Appartenant à une communauté des gens du voyage d’Italie, elles avaient dérobé plus de 120.000 euros de montres et bijoux dans deux immeubles de la Principauté de Monaco.

Jean-Marie Fiorucci Publié le 02/07/2021 à 07:00, mis à jour le 01/07/2021 à 21:01
Le tribunal correctionnel de Monaco. Photo d'archives Nice-Matin

Deux jeunes femmes issues de la communauté des gens du voyage d’Italie sont soupçonnées de vols dans les résidences "La Radieuse" et "Casabianca".

La justice s’est penchée il y a quelques jours sur leur cas. En leur absence car elles n’étaient pas présentes à l’audience.

Comparaitront-elles un jour devant le tribunal correctionnel pour répondre des délits reprochés?

Deux mandats d’arrêt lancés

C’est peu probable. À moins que les mandats d’arrêt lancés à leur encontre contraignent enfin ces deux jeunes femmes d’une vingtaine d’années à rejoindre la Principauté afin de purger leurs peines de dix-huit mois de prison ferme.

 

Les deux prévenues, issues d’une communauté des gens du voyage basée à Rome, avaient pénétré à la mi-juillet 2020 dans l’immeuble du boulevard d’Italie, puis dans celui bordant la voie rapide. Et certainement pas pour se renseigner sur la présence d’un médecin afin de soigner leur oncle atteint du cancer, comme elles l’ont déclaré au cours de leur garde à vue.

Montres et bijoux dérobés pour 120.000 euros

C’était uniquement pour dérober des objets de valeurs. "Dans la soirée, a confirmé le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, les deux prévenues dérobaient pour plus de 120.000 euros de montres et de bijoux dans les appartements des victimes."

"Les relevés d’empreintes et l’exploitation des images vidéo mettaient les enquêteurs sur la piste des délinquantes."

Multiples infraction en France et Belgique

"Finalement arrêtées et interrogées, elles niaient les vols et reliaient leur présence à la recherche d’un praticien, poursuit le président. Malgré quelques alias, ces gitanes sont subodorées d’infractions identiques et multiples en France et en Belgique."

 

Ultime précision: au cours de la fouille, une d’elles refusait le prélèvement d’ADN et l’autre détenait une montre Rolex contrefaite, dont il était impossible de connaître la provenance.

Laissées libres après leur garde à vue

"Il était étonnant de les savoir libérés après leur garde à vue, a précisé surpris le magistrat, car ces personnes apparaissaient nettement sur la vidéosurveillance des immeubles. Et aujourd’hui, il est impossible de les situer..."

Les comportements de ces Roms ont éveillé les doléances des parties civiles. Leur conseil, Me Stephan Pastor, a réclamé respectivement pour ses clients réparation de leurs préjudices: "80.000 euros pour l’un, 30.000 euros pour l’autre. Cette dernière victime a été indemnisée par son assurance concernant sa montre Rolex évaluée à 35.000 euros. Elle sollicite néanmoins la somme 30.000 euros."

Le premier substitut Cyrielle Colle sera plus diserte sur les faits reprochés "aux deux Dalton""Grâce à une surveillance accrue à la fois urbaine et propre aux immeubles, on apercevait deux femmes poussant les portes des résidences et en ressortir quinze minutes plus tard, à deux jours d’intervalle."

"Personnalités inquiétantes"

Évidemment pareil comportement apparaissait suspect, et leur interpellation par les policiers suivait le 17 juillet. Comme le vol avait lieu le 11 du même mois, les deux prévenues ont eu le temps de faire parvenir leur butin dans le réseau concerné afin d’alimenter son économie souterraine."

 

"Les prélèvements ADN effectués au domicile d’une victime permettaient d’en savoir plus. Ce sont deux personnalités inquiétantes."

L’une d’elle âgée de 22 ans fait d’ailleurs l’objet de mandats d’arrêt en Allemagne et en Suisse. La parquetière a requis deux ans de prison ferme avec mandat d’arrêt pour cette Rom défavorablement connue et dix-huit mois pour celle de 19 ans.

Le délibéré

Finalement, le tribunal a prononcé une peine commune de dix-huit mois ferme avec mandat d’arrêt. Plus la confiscation de la montre contrefaite et le dédommagement des deux plaignants à hauteur respective de 56.669 et 26.000 euros.

*Assesseurs: M. Florestan Bellinzona et Mme Geneviève Vallar.

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