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Elle vole un sac de luxe à Monaco et paye une tournée générale aux frais de sa victime

Mis à jour le 30/01/2021 à 15:01 Publié le 30/01/2021 à 14:57
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Elle vole un sac de luxe à Monaco et paye une tournée générale aux frais de sa victime

Le tribunal correctionnel a été amené à juger un nouveau vol de sac à main de femme, à peu de jours d’intervalle. Mais cette fois il s’agit d’un précieux objet de la maison Dior, d’une valeur de 7 000 euros, qui contenait deux téléphones portables, une somme en numéraire de 600 euros et une carte bancaire.

Les faits remontent au 27 juillet 2019, au sein même du « Sass Café ». Ils ont été dénoncés par une plainte de la victime : elle avait déposé son luxueux accessoire à terre afin de se rendre aux toilettes. Au retour, il avait disparu.


A la barre, l’auteur présumé du vol est une femme de 33 ans, assez originale, plutôt insensée et sans antécédent.
Face aux interrogations de la présidente Françoise Barbier-Chassaing, cette Niçoise vide son sac. Dans sa contrition, elle se sent « profondément déçue » d’elle-même et s’estime dans l’impossibilité d’expliquer son intention délictueuse. « J’aimerais préciser qu’il y avait à peine 100 euros à l’intérieur de la bourse. Toutefois, cela ne se reproduira jamais plus. J’ai commis une erreur », lance-t-elle pour mettre un terme à toute recherche d’éclaircissement supplémentaire dans cette affaire.

« Aucune préméditation »


Cependant, la magistrate poursuit avec la description des images de la vidéosurveillance. Le récit tient du paradoxe.
Au lieu de plier bagage après son larcin, la jeune femme offre une tournée générale avec la carte bancaire… de la victime.
« Une chose apparaît anormale. Vous parlez d’une transaction sans contact. Or, la note dépassait les 300 euros, bien au-dessus du montant habituellement autorisé… »


Alors la prévenue ignorait-elle le code comme elle le prétend ? Ou bien est-ce un bug du terminal de paiement ? Il est aussi question de la permutation des cartes SIM des téléphones…
Sans transition, on passe aux réquisitions. « Madame a reconnu les faits, reprend la procureure Alexia Brianti. On la voit bien s’emparer d’un objet sur la vidéo, soustraire les deux portables et les espèces. La victime n’a aucune raison de mentir. Pourtant, la prévenue a caché de façon éhontée la vérité aux enquêteurs en assurant qu’elle avait acheté le sac Dior sur le site du Bon Coin. C’est grâce à l’excellent travail des policiers qu’on a pu identifier cette personne et certifier sa participation au délit. Il faut un avertissement sérieux afin qu’elle ne commette plus d’infraction du genre en Principauté : un mois avec sursis. »


La défense essaie d’atténuer la responsabilité de sa cliente. « On n’est pas face à des pros, souligne Me Julie Boano, du Barreau de Nice. Les fadettes vont confirmer la présence de Madame dans l’établissement du Larvotto. Mais on ne la voit pas soustraire le sac. Finalement, paniquée, elle va ramener les objets volés et proposer d’indemniser la victime. Aucune préméditation. Au chômage après avoir été vendeuse, consentez à la clémence. »
Le tribunal fera un geste : 1000 euros d’amende avec sursis.

* Assesseurs : M. Ludovic Leclerc et Mme Virginie Hoflack.


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