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Elle se venge de son ex-concubin en dégradant la Porsche de sa femme

Mis à jour le 19/03/2020 à 07:36 Publié le 19/03/2020 à 08:15
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Image Illustration MM

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Elle se venge de son ex-concubin en dégradant la Porsche de sa femme

A l’audience, une assistance juridique harcèle un homme marié pour se venger de lui avoir fait un enfant puis de l’avoir délaissée dans le dénuement le plus complet après une liaison de dix-huit mois.

à l’audience, une assistance juridique harcèle un homme marié pour se venger de lui avoir fait un enfant puis de l’avoir délaissée dans le dénuement le plus complet après une liaison de dix-huit mois.

En pleine nuit de Noël 2018, elle frappe à la porte de la résidence de l’ex-concubin et de sa nouvelle épouse, avec l’excuse de remettre un dessin de la part du gamin.

Or, au petit matin, le véhicule Porsche de la plaignante est dans un triste état. La carrosserie est rayée, les essuie-glaces sont cassés, la capote est déchirée.

À la barre, la prévenue conteste la responsabilité des dégradations. "Ce sont des démarches de pure vengeance à mon égard."

La concordance est tout de même troublante pour le président Jérôme Fougeras Lavergnolle (*).

"Je n’ai fait que me défendre"

"Les caméras montrent que vous êtes dans l’immeuble à Monaco entre 1h17 et 1h26. C’est suffisant pour vous rendre dans le parking. Si vous n’avez pas endommagé le véhicule, qui peut en être l’auteur?"

 Cette Niçoise n’avait aucune intention de dissimuler sa présence. "J’ai sonné. Sans réponse, je suis partie. Sachez-le: ce personnage a eu des antécédents à Milan. Au cours de notre vie commune, il a retrouvé plusieurs fois sa voiture détériorée dans la capitale lombarde."

On reparle également d’un dossier de violence daté du 18 juin 2019, où ce financier italien s’était plaint de cette ex-compagne violente et manipulatrice qui l’avait alors mordu et griffé.

"Je n’ai fait que me défendre, a rappelé la prévenue en s’adressant au magistrat. Ce monsieur a ouvert la porte furieux et il a serré mon cou, m’a tiré par les cheveux et menacé de mort."

 Au président de rajouter: "Vous aviez versé après de la colle dans la serrure. Les gens restés à l’intérieur ne pouvaient plus ouvrir leur porte…"

Un article de Monaco-Matin du 15 novembre 2019, est cité. Le contenu relatait l’agression entre un Italien et une femme de couleur sur le parvis du palais de Justice devant leur enfant de trois ans en pleurs. La réactivité des appariteurs, à l’époque, avait permis d’éviter un drame.

Ce texte nourrit la partie civile. "Il y a une vindicte personnelle envers mon client, certifie Me Yann Lajoux. Un enfant est né et le père a payé les pensions alimentaires. Il faut que cela s’arrête. L’avocat additionne frais, réparation, préjudice, etc., pour un total proche de 60.000 euros".

"Soyons sérieux!"

L’histoire édifiante de la prévenue n’a pas véritablement convaincu le parquet. Et le premier substitut, Olivier Zamphiroff, gronde.

"Soyons sérieux! L’argument ne vaut rien. Il n’y avait aucune urgence, même pour une mère nouée par une promesse de montrer une représentation graphique. Tous les éléments, malgré ses fermes dénégations, désignent cette femme coupable. Aucune place au doute pour une relaxe."

Une amende de 500 euros et trois mois avec mise à l’épreuve pour dédommager les victimes sont requis.

La vidéo n’apporte pas à la défense l’intime conviction que la prévenue est à l’origine de la dégradation du véhicule.

"Concentrez-vous plutôt sur le demandeur, oblige Me Clyde Bidaud. Il ne respecte aucune obligation et se montre des plus violents depuis qu’il est remarié. Ma cliente a eu 23 jours d’ITT lors de l’agression devant le palais de justice. C’est elle qui s’occupe de l’enfant et à ses seuls frais. 15.000 euros pour un jour d’ITT : ne trouvez-vous pas la somme demandée par la victime astronomique? Et 20.000 euros pour réparer un véhicule, ça vous parle ? »

Le tribunal a relaxé la prévenue des faits de violences. Mais les juges l’ont condamnée à une peine de quinze jours assortis du sursis, 600 euros d’amende et au versement de 6.000 euros pour le préjudice causé à l’épouse. Quant à l’action civile concernant les demandes de l’assureur, elle a été déclarée irrecevable. Ce dossier devrait connaître toutefois une suite. À l’issue du délibéré, Me Clyde Billaud n’a pas caché l’éventuelle intention d’interjeter appel du jugement.


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