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Elle renverse une joggeuse sur un passage piéton et se dit "aveuglée par le soleil"

Mis à jour le 05/01/2021 à 14:13 Publié le 05/01/2021 à 12:55
Le soleil aurait gêné la conductrice.

Le soleil aurait gêné la conductrice. Photo JFO

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Elle renverse une joggeuse sur un passage piéton et se dit "aveuglée par le soleil"

Une conductrice a comparu devant le Tribunal correctionnel de Monaco pour avoir renversé une joggeuse qui traversait sur un passage protégé à Monaco. La prévenue incrimine le "soleil".

Le 29 mars 2019, vers 12h50, la police monégasque était appelée afin d’intervenir à la suite d’un événement routier soudain qui a mis en danger un piéton.

Quelques minutes auparavant, une conductrice italienne de 49 ans avait percuté violemment une joggeuse qui traversait la chaussée sur le passage protégé au niveau du Jardin japonais.

Transportée au CHPG, la victime quittait l’établissement hospitalier avec un certificat médical de 70 jours d’ITT.

À l’audience, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle a fait état des images de vidéosurveillance. "Les caméras ont démontré que le véhicule ne ralentit pas quand une jeune sportive emprunte le passage prévu à l’intention des piétons pour se diriger sur le carrefour du Portier. Pourquoi lui avez-vous refusé la priorité?"

"Horrible d’admettre que j’ai fait du mal"

La prévenue, assez angoissée de se retrouver à la barre, est encore surprise de n’avoir pas aperçu cette piétonne.

"Pourtant, reconnaît la quadragénaire, sans profession, c’est un itinéraire routier habituel que j’emprunte depuis une quinzaine d’années. Je n’arrive pas à m’expliquer mon comportement, si ce n’est la lumière aveuglante du soleil. C’est difficile, horrible d’admettre que j’ai fait du mal à quelqu’un. Je n’ai plus pris le volant depuis que l’on m’a retiré le permis, il y a dix-huit mois."

Pour la partie civile, Me Cyril Offenbach, du Barreau de Nice, a évoqué les circonstances de l’accident et donné des précisions sur les paiements de la compagnie d’assurances.

"Tout a été mis en place. Une provision de 4.000 euros a été versée. Mais je sollicite une expertise et réclame 15.000 euros de provision, sans que l’on pense de ma part que je m’acharne contre la prévenue."

Quant à la plaignante, elle a juste commenté cette impossibilité de s’imaginer le manque d’anticipation et l’obligation de ralentir son allure de conduite à l’approche d’un passage protégé. "Surtout quand on est une habituée des lieux."

"Un élément intéressant: le soleil!"

Une disposition d’esprit remarquée par le premier substitut, Julien Pronier, dans ses réquisitions. "J’aurais aimé un débat où il était question d’indemnisation. Mais on est surtout là pour caractériser les faits. Un élément intéressant: le soleil! Dès lors, le réflexe était d’adapter sa vitesse. Or, la prévenue ne semblait pas concernée par sa conduite. C’était au véhicule de laisser la priorité et pas l’inverse. 1.000 euros d’amende."

La célérité demeurera au cœur de la plaidoirie de la défense. "Il n’y a rien d’intentionnel, a martelé Me Regis Bergonzi. Quand on se déplace à une certaine vitesse, entre le moment où apparaît la joggeuse et se produit le choc il s’écoule 1 seconde. L’accident était imprévisible. Y a-t-il eu faute? Vous apprécierez. Ma cliente n’est pas une pilote dangereuse. La compagnie a déjà versé des indemnisations. Dès lors, la provision sollicitée n’a pas sa place dans la procédure et aucun justificatif n’est produit. Vous avez une visibilité certaine sur les montants payés par les organismes sociaux."

À l’issue du délibéré, les juges ont déclaré la prévenue coupable avec une peine de 600 euros d’amende et le versement de 1.000 euros à la partie civile.

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