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Elle mord le nez de son fils et tente de lui faire prendre des médicaments, la mère indigne nie son comportement

Mis à jour le 12/11/2019 à 07:12 Publié le 12/11/2019 à 07:10
Le palais de Justice de Nice.

Le palais de Justice de Nice. Photo F. V.

Elle mord le nez de son fils et tente de lui faire prendre des médicaments, la mère indigne nie son comportement

Depuis qu’il a été pris sous l’aile protectrice de l’administrateur ad hoc Acte Pélican, Michael (*) l’adolescent va mieux, ses résultats scolaires aussi.

Lui qui était plus petit que la moyenne s’est mis soudain à grandir. Est-ce un hasard? « Sa seule faute est d’avoir cherché à avoir une mère », remarque au cours des débats le procureur Parvine Derivery.

À la barre comparaît Sabine, 53 ans, employée à l’hôpital. Une femme fluette, recroquevillée, qui incarne le mal-être. Elle a frappé son fils, mordu son nez, tenté de lui faire prendre des médicaments, demandé de la tuer…

« Comment expliquez-vous que votre fils a peur de vous? », questionne Me Sandrine Reboul, avocat de la partie civile. Sabine a du mal à admettre son comportement déviant.

Elle n’hésite pas à traiter son fils de « menteur », « d’acteur », de « manipulateur ».

"Je ne suis pas en sécurité avec ma mère"

Le jeune garçon de 14 ans subit des violences inouïes. Me Reboul reprend les propos de l’adolescent martyr: « A un moment, j’ai compris qu’il ne fallait pas que je l’énerve davantage. Je la laissais faire la morale, et la police est arrivée. Quand ils ont ouvert, je me suis jeté dans leurs bras… Je ne suis pas en sécurité avec ma mère ».

Michael n’a pas souhaité venir au procès. « Il ne veut pas que sa maman aille en prison mais il souhaite qu’elle soit interdite d’entrer en relation avec lui », indique Me Reboul.

Le procureur Parvine Derivery rappelle comment « ce garçon souffrait intensément dans un contexte de séparation de ses parents. »

La mère dépressive, alcoolique passait ses journées au lit. L’adolescent était livré à lui-même. Sabine explique aujourd’hui que son alcoolisme était dû à des douleurs insupportables au dos. Depuis une opération chirurgicale, elle serait abstinente.

Dans son réquisitoire, Parvine Derivery rappelle « les brimades à distance », « la méchanceté inutile », alors que l’enfant est chez son père. « Ce n’est plus une mère mais un danger, une menace pour lui-même », insiste le ministère public. » « L’arrivée de la police est vécue comme une délivrance. »

Un an avec sursis

Le parquet est d’autant plus inquiet que la prévenue, « atteinte de troubles psychotiques latents », reste dans le déni de son comportement déviant. « Qu’elle ait connu des difficultés, qu’elle ait échoué dans sa vie sentimentale, certes, mais il y aune barrière sacrée entre sa vie de femme et sa vie de mère. » Un an de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve sont requis.

Me Maryvonne Albertin-Roby, avocat de Sabine, plaide une dispense de peine: « Il y a une grande détresse familiale et sociale. Ce n’est pas une mère indigne, une marâtre, c’est une mère courage. Les douleurs intolérables d’une sciatique lui ont fait perdre son emploi. La dégringolade se poursuit avec le, RSA, le Restos du cœur, elle qui est bourrée d’antidouleurs. »

Le tribunal correctionnel suivra les réquisitions à la lettre. La partie civile a obtenu 2.000 euros de dommages et intérêts qui seront placés par l’administrateur jusqu’à la majorité de l’enfant.

Michaël a été entendu: Sa mère, jusqu’à nouvel ordre, n’a pas le droit de l’approcher. « Quel gâchis, quelle tristesse », avait observé le procureur Derivery.

(*) le prénom a été modifié.


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