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Elle lui jette un verre d’eau à la figure et lui donne une gifle à Monaco: 400€ d’amende avec sursis

Mis à jour le 11/12/2017 à 10:00 Publié le 11/12/2017 à 12:00
Le palais de justice de Monaco

Le palais de justice de Monaco Photo Michaël Alési

Elle lui jette un verre d’eau à la figure et lui donne une gifle à Monaco: 400€ d’amende avec sursis

C’est un obscur conflit d’ego entre deux employés d’une boutique de luxe. Comme d’habitude, cela part d’une réflexion acerbe, le ton monte et des gestes incontrôlés suivent… Une altercation banale!

On aurait pu en rester là! Fallait-il pour autant porter l’affaire devant la Justice? Le dialogue n’était-il pas la solution la plus appropriée dans la perspective d’aboutir à un accord ou un compromis?

Concrètement, les faits ont eu lieu le 14 janvier, dans la journée, entre deux salariés de l’enseigne "Lorodiana", appartenant au groupe LVMH. Le responsable de trente-six ans fait une remarque désobligeante à une vendeuse. L’incident est juste ponctué de quelques insultes. Mais à l’heure de la fermeture, cette Beausoleilloise de trente-quatre ans veut des explications!

Des mots, on en vient vite à l’échange de coups.

La scène est filmée. Les services de police sont alertés.

La jeune femme décide de se rendre au service des urgences du CHPG et déposera plainte dans la foulée.

Des sanctions de la direction suivront: deux jours de mise à pied pour l’employée. Le responsable sera licencié sur le champ! Comment une simple incivilité a-t-elle pu virer à l’agression physique et aux conséquences assez dramatiques?
Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle veut savoir.

Réconciliés depuis

À la barre, les deux prévenus, réconciliés depuis, s’expliquent. La vendeuse s’est estimée "très perturbée par la phrase prononcée. Cet homme n’était pas ouvert au dialogue. J’avais pris un verre d’eau pour me calmer. Mais quand il m’a dit dans le couloir tu es une pauvre fille, je lui ai tout jeté à la figure. Évidemment, la situation a dégénéré. Il m’a giflé. Je l’ai griffé. Je me suis sentie agressée. Je n’ai fait que me défendre…"

Le responsable semble moins rancunier et plutôt sobre dans ses déclarations: "J’ai eu un réflexe malheureux et je n’aurais pas dû lui parler de la sorte. Je m’excuse…"
Peu importent les commentaires, pour le procureur Cyrielle Colle. "Les violences sur un lieu de travail sont intolérables. On notera aussi la gravité des comportements réciproques. Quand Madame jette le verre d’eau, c’est un geste puni par la loi et il doit être réprimé. Tout comme celui du prévenu. Les réponses sont disproportionnées parce que deux personnes n’ont pas mesuré leur emportement dans leur conflit."

Une peine de principe sera requise avec une amende de 500€ pour chacun. Tout en mimant le geste et soucieuse de démontrer la faible quantité d’eau dans le verre de la vendeuse, Me Sophie Lavagna dénonce l’importance donnée à cette affaire. "Si l’employeur n’avait pas insisté sur le dépôt de plainte par ma cliente, le tribunal n’aurait jamais connu ce dossier. Il ne faut pas exagérer, l’incident est sans gravité. Assortissez l’amende du sursis." Me Clyde Billaud s’associera aux demandes de clémence de sa consœur.

"Avec le parti pris de l’employeur, il n’a pas été permis à mon client de s’expliquer. Aujourd’hui, il essuie de nombreux refus pour travailler au sein du groupe. Les conséquences sont plus importantes…"

Le tribunal prononcera une peine d’amende de 400€ avec sursis pour chacun. 

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