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Elle lui fait une crise de jalousie en public, il la tire par les cheveux et la roue de coups de pied

Mis à jour le 19/12/2016 à 05:14 Publié le 19/12/2016 à 11:06
Image d'illustration

Image d'illustration Photo Frantz Bouton

Elle lui fait une crise de jalousie en public, il la tire par les cheveux et la roue de coups de pied

Un carabinier de 28 ans a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende.

Ce pourrait être une banale histoire de jalousie sur fond de rupture amoureuse…Mais elle a vite viré au drame entre un carabinier de la Principauté et sa compagne. Jusqu'à conduire le militaire atrabilaire devant le tribunal correctionnel pour avoir attrapé la jeune femme par les cheveux. Une fois au sol, il l'a encore rouée de coups de pied.

Une violence caractérisée par une ITT de cinq jours. Inacceptable pour un homme du rang. Les juges l'ont condamné à une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et au versement de 3.000 euros pour la partie civile.

Cet homme de vingt-huit ans s'est retrouvé dans la peau du conjoint violent le 27 juillet dernier. Ce soir-là, il décide de sortir avec un collègue et sans participation féminine. Mais sa copine est informée qu'il est en charmante compagnie au port. Son amour n'a fait qu'un tour.

Elle le rejoint en pyjama au Sass Café. La situation s'envenime quand la jeune femme prévient l'entourage qu'ils sont en couple.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle est choqué par cette attitude agressive. «Elle s'est comportée comme une femme jalouse et très énervée, raconte le prévenu. Quand je l'ai prise par les cheveux, elle a trébuché. Alors, pour la calmer, je lui ai donné deux coups de pied… Puis, j'ai repris mes esprits. Je lui ai remis les clés de l'appartement et je suis parti… Le lendemain, j'ai reconnu m'être mal conduit et je lui ai demandé de partir de chez moi. Elle a quitté les lieux après un an de vie commune!»

«Vous vous excusez de l'avoir shooté…»

Le magistrat évoque les témoignages de personnes «qui ne sont pas intervenues. Mais votre amie criait tellement qu'on l'entendait malgré la musique…»

Réponse peu convaincante: «Ces déclarations sont exagérées…»

Le président ne le pense pas: «Dans un texto, vous vous excusez de l'avoir shooté… D'autre part, la victime aurait subi des pressions de votre hiérarchie pour retirer sa plainte afin de ne pas nuire à votre carrière…»

Démenti catégorique: «C'est totalement faux!»

Avant de céder la parole à la partie civile, le juge remarque «une condamnation sur le casier judiciaire français en 2012, pour des violences dans une discothèque en 2009.» Me Bernard Bensa parlera d'une version édulcorée du prévenu.

«Ma cliente est retournée aux Antilles. C'est la raison de son absence à l'audience. Il faut la comprendre! Avertie par une copine, trompée, trahie, traumatisée, cette gamine, sortie de l'adolescence, a voulu vérifier la réalité. Le comportement du prévenu est choquant. Quand on a l'honneur de servir la famille princière, il faut être irréprochable… Nous réclamons 8.000 euros.»

Étonnée de l'absence de «sanction disciplinaire»

Avec discernement et clairvoyance, le procureur Cyrielle Colle a refait l'historique de la soirée dans son réquisitoire. Et de conclure: «C'est la honte qui a déclenché la violence. Et s'en prendre à une femme fragile, menue, soulevée sans peine du sol quand on est un athlète! Je m'étonne qu'il n'y ait pas eu une première sanction disciplinaire…»

Une peine de six mois assortie du sursis et une mise a l'épreuve pendant cinq ans sera sollicitée.

Pour la défense, Me Thomas Giaccardi trouvera «inacceptable cette façon d'extrapoler les faits. Ne leur donnons pas la gravité qu'ils n'ont pas. Les témoignages ont été recueillis par téléphone. Sait-on alors qui est au bout du fil? On fait mention de faits que même la victime ne reconnaît pas. Sa compagnie attend votre décision pour envisager la révocation…»

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.


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