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Elle incommode son voisin… il est condamné pour harcèlement

Mis à jour le 21/01/2020 à 15:42 Publié le 21/01/2020 à 10:09
Le conflit de voisinage aux Cèdres a fini au tribunal.

Le conflit de voisinage aux Cèdres a fini au tribunal. (Photo Archives MM)

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Elle incommode son voisin… il est condamné pour harcèlement

Bruits de talons sur le sol tôt le matin jusqu’à tard le soir ; manivelle du store qui cogne les jours de grand vent ; jets de déchets de feuillages et pétales par-dessus la terrasse… Les habitudes et comportements de la voisine du dessus ont engendré des conflits avec le propriétaire du niveau inférieur dans l’immeuble Les Cèdres de l’avenue Crovetto-Frères.

Pas question de donner raison à ce personnage mécontent et irascible.

La plaignante l’a poursuivi devant le tribunal correctionnel pour harcèlement entre les mois d’octobre 2017 et 2018. À la barre, apparaît un serveur de 48 ans. Il travaille surtout la nuit et il réside avec sa mère malade.

Ces troubles du voisinage, continus et répétitifs, sont des inconvénients importants: ils l’empêchent de dormir une partie de la journée.

Ruban adhésif sur la sonnette, ordures sur le palier, mots incendiaires

"Dès 7 heures, avance le prévenu, cette dame marche sans arrêt. Avec mon emploi nocturne, j’ai besoin de me reposer. À chaque tempête, la manivelle tape sans cesse au-dessus de ma chambre. C’est un bruit ingérable que j’ai fait constater par les policiers. Cette personne jette également depuis des années ses déchets de son balcon et je les retrouve chez moi… Je ne peux pas lui parler. Je ne peux pas la voir…"

Alors, poursuit le président Florestan Bellinzona (*), "vous mettez du ruban adhésif sur sa sonnette, vous déposer des ordures sur son palier, vous mettez des mots dans la boîte aux lettres, du genre "ça pue la pisse" et autres paroles incendiaires. Il y a tout de même d’autres moyens de s’expliquer, de limiter au mieux les chicanes de voisinage, d’autres manières de faire respecter vos droits…"

Le quadragénaire se défend de toute agression verbale. "J’ai toujours été courtois et je n’ai envoyé que des mots… J’ai prévenu le concierge, le syndic, les avocats pour que cette situation cesse. Personne n’a rien pu faire…"

"La plaignante est endeuillée, fragilisée"

On tique un peu sur ces allégations du côté de la partie civile. "Monsieur n’entendra jamais raison. C’est impossible. Ça fait huit ans qu’il torture ma cliente et finalement il va choisir la menace. Les talons? Il y a d’autres façons de demander le changement de comportement. La manivelle? Cela arrive lors des tempêtes d’octobre. La Sûreté publique, à chaque fois, va constater qu’il n’y a aucun gêne ni tourment. Les mots de courtoisie? Quand vous lisez "ça pue" ce n’est pas la bonne formulation à employer. La plaignante est une personne endeuillée, fragilisée. Cet individu va la harceler. Nous réclamons une somme symbolique de 1.000 euros."

Les formules et règles de civilité ou respect sont rappelées dans les réquisitions du premier substitut Olivier Zamphiroff. "Monsieur n’a pas utilisé les moyens faciles mis à sa disposition. On peut être agacé et réagir par des appels téléphoniques, puis des courriers, et des lettres recommandées en finalité. Nous ne sommes pas là pour donner des conseils comme le réclame le prévenu devant vous. Quant aux nuisances, rien ne démontre les troubles occasionnés dans ce dossier. Les réactions pour s’opposer ne sont pas celles d’un propriétaire. Je réclame une amende avec sursis."

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public qu’il quantifiera à 800 euros avec sursis. Il octroiera à la partie civile la somme de 500 euros de dommages et intérêts.


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